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Hier — 5 juillet 2022Flux principal

9th club: Robinson, Ondra and Bouyoud

5 juillet 2022 à 02:00
https://www.up-climbing.com/system/files/20268/original/paul_robinson_legacy_9a.jpg?1657024273<h5 style="text-align: justify;">Paul Robinson, Adam Ondra and Mathieu Bouyoud on 9as.</h5> <p style="text-align: justify;">The American team is unleashing its claws in the lead world cup, but even on the rock there is no shortage of achievements. In the midst of all the news that can be found i...

Matt Fultz is back!

29 juin 2022 à 02:00
https://www.up-climbing.com/system/files/20228/original/fultz_brace.jpg?1656452197<h5 style="text-align: justify;">The American achieves his fifth boulder problem of this difficulty!</h5> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">After some time without having any news of him, <strong>Matt Fultz</strong> is back in the best possible way, maki...

9th club: Robinson, Ondra and Bouyoud

5 juillet 2022 à 02:00
https://www.up-climbing.com/system/files/20268/original/paul_robinson_legacy_9a.jpg?1657024273<h5 style="text-align: justify;">Paul Robinson, Adam Ondra and Mathieu Bouyoud on 9as.</h5> <p style="text-align: justify;">The American team is unleashing its claws in the lead world cup, but even on the rock there is no shortage of achievements. In the midst of all the news that can be found i...

Un grimpeur a décidé de s’attaquer à « Silence » 9c !

Un nouveau grimpeur a décidé de faire de « Silence » son projet à long terme. Son nom ? Stefano Ghisolfi, l’un des meilleurs falaisistes de la planète.

« Silence » n’est autre que la voie la plus difficile du monde. Libérée par Adam Ondra le 3 septembre 2017, cette ligne unique au monde attend toujours sa première répétition. Il faut dire que son style particulier et sa localisation n’attire pas foule. D’une part, cette voie est très gymnique, avec de nombreux mouvements singuliers, comprenant des coincements de genoux, des mouvements la tête en bas, des coincements de pied en fissure… D’autre part, elle est située dans la grotte de Flatanger en Norvège, qui n’est pas la destination la plus connue des grimpeurs.

Mais l’un des meilleurs falaisistes au monde a fait de « Silence » son objectif à long terme : Stefano Ghisolfi. Il déclare :

Avec ma copine Sara, nous allons parcourir plusieurs milliers de kilomètres en van pour aller directement de Munich (après les Championnats d’Europe) à Flatanger, dans la grotte qui abrite la voie la plus difficile du monde : « Silence ».

Le but est évidemment de commencer à essayer cette belle et légendaire ligne en 9c, libérée par Adam Ondra en 2017, qu’aucun grimpeur n’a encore répétée. Je ne m’attends pas à l’enchaîner au cours de ce voyage mais en attendant, je veux commencer à m’investir dedans. Adam avait mis trois ans, moi je ne vais rester qu’un mois en Norvège, mais c’est le début d’un projet à long terme. Il est clair que je dois voir comment se déroule cette première expérience et ensuite j’espère revenir rapidement. »

Stefano Ghisolfi dans la grotte de Flatanger.

Stefano Ghisolfi va donc affronter les 45 mètres de « Silence ». Le tracé peut se décomposer en quatre parties. Il y a tout d’abord une première section de « mise en jambes », qui fait une vingtaine de mètres 20m et cote 8b. Ensuite, vient ce fameux passage de 10 mouvements, qui a donné tant de mal à Adam. Cette section vaudrait à elle seule 8C bloc. Viennent ensuite quatre mouvements très intenses pieds à plat, en 8B bloc. Un dernier passage difficile en 7C+ bloc conduit jusqu’au sommet. Ces quatre crux sont fort heureusement séparés par des repos qui nécessitent des coincements de genoux. Sans ses repos, Adam estime que la voie serait dans le dixième degré.

Stefano Ghisolfi s’est déjà rendu dans la grotte de Flatanger. En septembre 2020, il avait signé la seule et unique répétition de « Change », un 9b+ libéré par Adam Ondra huit ans plus tôt.

J’ai hâte de retourner à Flatanger, où il y a deux ans j’ai pu répéter « Change », qui se trouve dans la même grotte que « Silence » et qui en 2012 avait été proposé par Adam comme le premier 9b+ au monde.

Je vous tiendrai au courant de mon avancée dans les prochains posts…. »

La vidéo de Stefano Ghisolfi dans « Change » 9b+ :


Lire aussi

« Silence », l’histoire du premier 9c au monde, raconté par Adam Ondra !

À partir d’avant-hierFlux principal

Replay : revivez les finales de la Coupe du Monde de Villars

Revivez les finales de la Coupe du Monde de Villars, qui avait lieu ce week-end !

Voici ci-dessous les replays des phases finales la Coupe du Monde de difficulté et de vitesse de Villars :

(Cliquez sur les images pour accéder aux replays)

Difficulté

Finales 

Demi-finales 

Vitesse

Finales

Où pratiquer le psychobloc en France cet été ?

Alors que l’été est bel et bien là en France, le psychobloc semble être la discipline idéale du moment pour se rafraichir. La question étant la suivante : où la pratiquer ? Pour vous aider à trouver le coin idéal, voici une liste (non exhaustive) des différents spots que l’on peut trouver en France.

Pour rappel, n’oubliez pas que cette discipline reste dangereuse malgré les apparences, et qu’un minimum de connaissance du milieu et de la pratique sont nécessaires (savoir chuter dans l’eau, vérifier la profondeur avant la pratique, s’informer des arrêtés pour d’éventuelles interdictions, …)

Marseille et la Ciotat

© lokayakcassis.com

Entre Marseille et la Ciotat, les calanques vous offre de nombreux sites d’escalade vous permettant de grimper dans un cadre idyllique. Parmi les sites de psychobloc, on trouve la grotte des Tablettes, le Trou du diable, port Miou, Malmousque et la calanque du Mauvais Pas.

Toulon

© thecrag.com

Situé près de Toulon, le site de la Piade a été rendu célèbre par Patrick Edlinger et propose des voies de psychobloc allant du 3c au 8a.

Monaco, Cannes, Nice, & Saint-Raphaël

© climbingaway.fr

Entre Monaco et Saint-Raphaël, vous trouverez les sites du Cap d’Ail (plage de la Mala), de Coco Beach, du Cap d’Antibes, de la pointe de l’Aiguille et du Dramont. Ainsi, vous pourrez profiter de cette partie de la côte d’Azur à votre manière.

Lac de Sainte-Croix

© moustiers.fr

Ce lac artificiel, conséquence de la construction d’un barrage sur le cours du Verdon, vous permettra de grimper sur les falaises surplombant l’eau turquoise de la célèbre rivière.

Pont du Diable

© ardechedessourcesetvolcans.com

Connu pour le cliff diving, le pont du diable est également un magnifique spot de psychobloc. En effet, l’Hérault y est assez profond pour vous pussiez profiter des voies surplombant ses rives.

Cascades du Sautadet

© horizon-provence.com

Au fil du temps, la Cèze a creusé la roche pour former de magnifiques cascades, ainsi qu’un spot de cliff jump et de psychobloc.

Vallon-Pont-d’Arc

© rivesdarc.com

Le pont d’Arc est une arche naturelle située dans les gorges de l’Ardèche et qui vous offrira une expérience de grimpe unique. Vous y trouverez des voies à votre niveau, les cotations allants de 5a au 8b+ de 30 mètres libéré par Chris Sharma.

Peyroche

© camping2be.com

Situé à quelques mouvements de brasse d’une magnifique plage de galets, ce site de psychobloc vous permettra de profiter de la Baume de la plus belle manière qui soit. Vous pouvez y grimper, sauter, vous baigner, …

Gorges du Tarn

© en.lozere-tourisme.com

Surplombées par de magnifiques falaises, ces gorges proposent des spots de psychobloc au cadre idyllique que vous pourrez longer en canoë.

Cingle de Montfort

© briveescaladeclub.blogspot.com

Situé sur les rives de la Dordogne, non-loin du magnifique château de Montfort, ce site de psychobloc saura répondre à vos attente en vous proposant une grimpe plaisante et varié en niveaux.

Lac d’Annecy

© experience-outdoor.com

Le site de Roc de Chère a tout pour lui. Situé sur le lac d’Annecy, il vous permettra de grimper de la dalle, du dévers et des traversées de tous niveaux, dans un magnifique cadre pré-alpin.

Pour des informations plus détaillés, vous pouvez acheter un topo, tel que : Escalade au dessus de l’eau. Ce topo répertorie les sites de Nice, Antibes, Toulon, La Ciotat, Marseille, Gorges du Verdon, Gorges de l’Hérault, Gorges du Tarn, Annecy et Biarritz, et vous donnera toutes les informations essentielles pour s’amuser et passer un bel été.

Coupe du Monde de Villars : résumé des finales

La deuxième Coupe du Monde de difficulté de la saison vient de se terminer à Villars. Chez les hommes, le Japonais Taisei Homma s’est offert sa première médaille d’or, tandis que chez les femmes, Janja Garnbret aura été inarrêtable, remportant sa sixième victoire consécutive à Villars !

Résumé complet de ces finales.


Victoire japonaise chez les hommes

La finale masculine débutait fort ! Les ouvreurs avaient décidé de démarrer la voie par un skate, mouvement dynamique devenu classique en bloc. Mais ce départ aléatoire n’inquiétera pas les compétiteurs. Il faut dire que sur les huit finalistes de la soirée, quatre ont remporté une Coupe du Monde de bloc cette saison (Yoshiyuki Ogata, Yannick Flohé, Colin Duffy et Mejdi Schalck).

Mejdi Schalck était d’ailleurs le premier grimpeur à l’élancer. Ayant obtenu sa place en finale de justesse, notre Français avait tout à gagner ce soir. Il ne fait qu’une bouchée du premier mouvement, puis rentre peu à peu dans le rythme de la voie. Malheureusement, au beau milieu d’un passage sur arquées, Mejdi fait le choix de garder son crochet de talon droit, plutôt que d’utiliser sa contrepointe. Il doit donc prendre plus de risques pour aller chercher l’arquée suivante, et chute, ne parvenant pas à gainer le ballant. Il prendra la 7ème place de cette finale.

© Vladek Zumr

Le tracé, minutieusement préparé par les ouvreurs, permettra de départager le reste des finalistes à la perfection, puisqu’aucun grimpeur ne chutera au même endroit. Dans cette voie particulièrement exigeante techniquement et physiquement, c’est Taisei Homma qui s’impose, rapportant une nouvelle médaille au Japon. Lui qui se qualifiait de justesse pour les finales, réalisera la meilleure performance de la soirée, en chutant sur un mouvement de décroisé situé juste sous le top de la voie. Il y a trois ans, il était déjà monté sur le podium de la Coupe du Monde de Xiamen, en Chine, et avait décroché l’argent. Ce soir, il s’offre sa première victoire internationale.

À Innsbruck, j’étais très triste de mon résultat, alors cette fois, je me suis dit que je devais faire de mon mieux. Tout d’abord, j’ai essayé de me concentrer sur ma grimpe, d’être moi-même. En demi-finale, je n’étais pas très satisfait de ma performance mais j’ai reçu beaucoup de messages de mes amis japonais. C’est pourquoi j’ai fait de mon mieux en finale, sous les encouragements de mes amis japonais. »

Taisei Homma

© IFSC

Derrière lui, ce sont deux Américains qui complètent le podium. Après avoir obtenu le bronze à Innsbruck la semaine dernière, Jesse Grupper monte d’une marche sur le podium. Premier des demi-finales, il réalise la deuxième meilleure performance de la soirée, chutant à deux mouvements seulement du Japonais. Son compatriote Colin Duffy s’offre quant à lui son troisième podium consécutif ! Vainqueur de la Coupe du Monde d’Innsbruck en bloc et en difficulté, l’Américain décroche le bronze, après avoir zippé du pied alors qu’il semblait encore en avant sous le coude.

Les résultats de la finale homme

Janja Garnbret fait le show !

Villars n’a aucune autre championne que Janja Garnbret. En 2016, quand le petit village suisse accueillait pour la première fois une étape de Coupe du Monde, Janja s’imposait déjà. En 2017, elle faisait de même. Puis en 2018, 2019, 2021 et maintenant 2022. Chaque année, le même scénario se reproduit : la Slovène rafle l’or en Suisse. Et ce soir, elle l’a fait de la plus belle des manières, en étant la seule à enchaîner la voie de finale.

Comme chez les hommes, les ouvreurs avaient concocté des mouvements aléatoires dans cette voie de finale. D’abord un gros jeté latéral situé à mi-voie, qui sera d’ailleurs fatal à trois des huit finalistes. Puis, deux derniers mouvements dynamiques, que Janja Garnbret réalisera à la perfection, de quoi s’offrir sa 34ème victoire en Coupe du Monde.

Je suis si heureuse, c’était l’une des meilleures voies du circuit. J’ai l’impression d’avoir grimpé avec fluidité et de m’être amusée sur cette voie. J’ai grimpé très vite, et j’ai vraiment apprécié l’instant présent. À Innsbruck, je me sentais un peu « rouillée » parce que je n’avais fait aucune compétition à part Meiringen cette année, mais après les demi-finales, je me suis sentie dans le coup et j’ai pu faire pareil à Villars, donc c’est génial !

J’ai l’impression que cette finale était plus facile qu’à Innsbruck. La voie de finale du week-end dernier était vraiment la plus dure que j’ai jamais gravie. Celle-là, m’a semblé encore plus difficile pendant la lecture, mais la partie la plus dure était en fait juste les deux derniers mouvements. Je me suis vraiment fait plaisir dedans ! »

Janja Garnbret

© IFSC

Avant elle, les deux Américaines atteignaient également la dernière partie du mur. Natalia Grossman tombait à bout de force dans la dernière section sur petites prises, tandis que Brooke Raboutou, qui semblait plus fraîche, chutait en optant pour une méthode statique dans l’avant-dernier mouvement. Elles montent toutes les deux sur le podium, portant à quatre le nombre de médailles américaines ce soir !

Pourtant, savez-vous qui a réalisé le plus de mouvements dans cette voie de finale ? C’est Manon Hily. Pour la simple et bonne raison que notre Française aura effectué deux passages dans la voie. Première compétitrice à s’élancer, elle chutait dans le jeté situé à mi-voie. De retour au sol, elle indique avoir été gênée par la corde, qui aurait été trop tendue par son assureur au moment du jeté, coupant son élan. Après analyse vidéo, les juges décident de lui accorder un deuxième passage dans la voie. Cette fois, Manon réussit le jeté et continuera encore une dizaine de mouvements plus loin, terminant 5ème de cette finale.

© Vladek Zumr

Les résultats de la finale femme

Prochain rendez-vous à Chamonix le week-end prochain, avec une nouvelle Coupe du Monde de difficulté et de vitesse. Et comme chaque année, PG sera sur place pour vous faire vivre l’événement de l’intérieur !


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Coupe du Monde de Villars : deux Français qualifiés en finale !

Coupe du Monde de Villars : deux Français qualifiés en finale !

Pour la première fois de la saison, deux Français disputeront les finales de la Coupe du Monde de difficulté à Villars, qui auront lieu ce soir. 

Manon Hily et Mejdi Schalck en finale !

De justesse, mais c’est passé. Manon Hily et Mejdi Schalck ont tous deux réussi à rentrer dans le top 8 des demi-finales. Et c’est en grande partie grâce à leur qualification d’hier qu’ils remportent leur ticket pour les finales.

En effet, Manon Hily tombe dans un passage très physique, juste avant la sortie du dévers. Un endroit qui aura été fatal à trois autres grimpeuses, qui se classent donc entre les positions 7 et 10. Comment ont-elles été départagées ? Suite aux résultats des qualifications de la veille. Notre Française ayant réalisé de belles performances hier, décroche la huitième et dernière place qualificative pour les finales.

Le scénario est exactement le même pour Mejdi Schalck. Les coudes levés, il est rattrapé par la gravité juste avant de sortir du dévers, chutant sur le même mouvement que trois autres compétiteurs. Eux aussi seront départagés suite aux résultats de la veille, et Mejdi prendra la huitième position, se qualifiant de justesse pour les finales, qui débuteront à 20h00.

Lors de sa dernière finale à Villars, Manon Hily avait terminé 4ème. Montera-t-elle sur le podium ce soir ?© Vladek Zumr

Nos sept autres Français présents en demi-finale ne parviennent pas à s’exprimer parfaitement aujourd’hui. Il manquait une valorisation à Hélène Janicot (11ème) pour se qualifier en finale, elle qui chute sur la même prise que Manon Hily. Même verdict pour Paul Jenft, qui chute à une prise de la finale. Julia Chanourdie (16ème) tombe en plein dévers, tandis que Salomé Romain (15ème) est projetée dans les airs quelques mouvements plus loin, après avoir tenté de réaliser un coincement de genou. Enfin, Diego Fourbet prend la 16ème place, devant Romaric Geffroy (23ème) qui commet une erreur dans le début de la voie et Hugo Parmentier (26ème), qui zippe malencontreusement dès le début du tracé.

Les Américains en grande forme !

Décidément, les grimpeurs Américains sont très en forme cette saison ! Après avoir rayonné sur la scène internationale en bloc, c’est maintenant en difficulté qu’ils s’illustrent. Après la victoire de Colin Duffy la semaine dernière à Innsbruck, les USA occupent de nouveau le sommet du classement des demi-finales aujourd’hui.

Pour cause, Jesse Grupper et Colin Duffy seront les deux grimpeurs à monter le plus haut dans la voie ce matin. Même s’ils ne parviennent pas à topper la voie (Grupper zippera du pied à deux mouvements de la fin), ils seront les plus à l’aise dans ce tracé particulièrement physique. Eux qui étaient déjà montés sur le podium à Innsbruck, se retrouvent de nouveau aux avant-postes à Villars ce week-end.

L’Américain Colin Duffy est décidément LE grimpeur du moment ! © IFSC

En finale, ils devront faire face à une équipe japonaise qui semble redoutable. Comme en bloc, les grimpeurs nippons restent dans leur standard puisque la moitié des finalistes porteront le maillot japonais ce soir ! On retrouvera notamment Yoshiyuki Ogata, vainqueur du classement général des Coupes du Monde de bloc, ainsi qu’Ao Yuriusa, qui s’était classé premier des qualifications hier.

1 – Jesse Grupper
2 – Colin Duffy
3 – Satone Yoshida
4 – Yannick Flohé
5 – Yoshiyuki Ogata
6 – Ao Yurikusa
7 – Taisei Homma
8 – Mejdi Schalck

Les résultats complets de la demi-finale masculine

Janja Garnbret récupère son trône

C’est pendue à un bras, les pieds dans le vide, que Janja Garnbret a clippé le relais de la voie de demi-finale. Une performance qui lui permet de récupérer sa place habituelle. Car souvenez-vous, hier, lors des qualifications, Janja s’était classée 4ème, après être tombée dans sa deuxième voie. Brooke Raboutou en avait alors profité pour truster la première place du classement, enchaînant les deux voies de qualification.

Janja Garnbret a facilement clippé le relais de la voie de demi-finale ce matin © Vladek Zumr

Mais aujourd’hui, la Slovène a fait parler toute son expérience et est parvenue à déjouer tous les pièges concoctés par les ouvreurs. Si bien qu’elle est la seule grimpeuse à se hisser au top de la voie. Une dizaine de mouvements plus bas, on retrouve la Coréenne Chaehyun Seo, médaillée d’argent à Innsbruck la semaine dernière. Elle chute à la sortie du toit, tout comme Brooke Raboutou, qui reste dans la course en prenant la troisième place des demi-finales.

1 – Janja Garnbret
2 – Chaehyun Seo
3 – Brooke Raboutou
4 – Ryu Nakagawa
5 – Laura Rogora
6 – Natsuki Tanii
7 – Natalia Grossman
8 – Manon Hily

Les résultats complets de la demi-finale féminine

La suite du programme

Samedi 2 juillet :

20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Coupe du Monde de Villars : résultats des qualifications

Coupe du Monde de Villars : la Chine remporte cinq médailles en vitesse !

La Chine a été impressionnante lors des finales de la Coupe du Monde de vitesse de Villars. Sur six médailles possibles, les grimpeurs chinois en ont remporté cinq et tous sont montés sur leur premier podium de Coupe du Monde.

Une victoire qui se joue à seulement un centième !

Le Chinois Jianguo Long, qui participait à sa première finale, s’est offert la victoire chez les hommes, au terme d’un ultime duel palpitant. Opposé à son coéquipier Peng Wu, les deux grimpeurs se sont lancés dans un face-à-face extrêmement rapide et serré. Si bien qu’à l’arrivée, seul un petit centième de seconde les sépare. Avantage à Jianguo Long, qui arrête le chrono en 5,23 secondes, contre 5,24 secondes pour son compatriote.

Dans la course pour la médaille de bronze, le Chinois Jinbao Long s’est imposé devant l’Indonésien Leonardo Veddriq, détenteur de l’ancien record du monde, qui a chuté et n’est donc pas monté sur le podium à Villars. Jinbao Long a arrêté le buzzer au bout de 5,16 secondes, montant sur le podium aux côtés de ses coéquipiers Jianguo Long et Peng Wu.

Notons que cette compétition est la première Coupe du Monde à laquelle ces trois grimpeurs Chinois participent !

Une première Coupe du Monde qui se solde par une première victoire pour Jianguo Long © IFSC

Je suis heureux, je ne m’attendais pas à ça ! C’est la première fois que je participe à une Coupe du Monde, alors comment rêver mieux ? Je tiens à remercier mon pays pour m’avoir soutenu pas à pas afin d’obtenir cette médaille. »

Jianguo Long, vainqueur de cette Coupe du Monde

Après avoir établi non pas un, mais deux nouveaux records du monde pendant les qualifications, l’Indonésien Katibin Kiromal a zippé à la fin de son duel contre son compatriote Leonardo en quart de finale, et n’a donc pas pu atteindre les demi-finales.

Les résultats complets des finales hommes

Victoire chinoise chez les femmes également

La Chinoise Lijuan Deng a arrêté le chrono à 6,87 secondes lors de la finale féminine, s’imposant devant sa coéquipière Di Niu, qui a zippé et terminé en 8,22 secondes.

Après six départs en Coupe du Monde, Deng monte sur son premier podium, décrochant la médaille d’or. Sa compatriote Niu, qui avait été sacrée vice Championne du Monde à Hachioji en 2019, est également montée sur son premier podium de Coupe du Monde hier soir, en terminant à la deuxième place.

Lijuan Deng a offert à la Chine une nouvelle victoire hier soir © IFSC

Je suis très heureuse. Je veux dire un grand merci à mon pays car il nous a apporté un soutien si fort pendant la pandémie. Après deux ans, nous sommes enfin revenus sur le devant de la scène ! »

Lijuan Deng, vainqueur de cette Coupe du Monde

Desak Made Rita Kusuma Dewi, grimpeuse indonésienne, a complété le podium féminin en se classant troisième, après avoir arrêté le chrono à 7,06 secondes dans la petite finale. Elle a devancé la Polonaise Anna Brozek, qui a terminé en quatrième position avec un temps de 7,39 secondes.

Les résultats complets des finales femmes

Deux Français dans le top 8

Du côté de l’équipe de France, trois grimpeurs étaient en finale. Malheureusement, le premier tour voit s’affronter nos deux tricolores Capucine Viglione et Aurélia Sarisson. Cette dernière commet une erreur qui la propulse dans les airs, ce qui permet à Capucine de prendre sa place pour les quarts de finale. Malheureusement, elle perd son duel suivant et prend la 8ème place du classement.

Chez les hommes, le premier duel opposait l’Iranien Reza Alipourshena à notre Français Guillaume Moro. Mais l’Iranien réalise un faux départ, ce qui permet à Guillaume de remporter ce duel. Malheureusement, comme Capucine, il commet une erreur en quart de finale, et se classera 8ème.

La suite du programme

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Coupe du Monde de Villars : résultats des qualifications

Les qualifications de la Coupe du Monde de difficulté de Villars s’achèvent à l’instant. Les 84 hommes et 78 femmes se sont affrontés dans deux voies de qualification, qui ont permis de les départager. Les 26 meilleurs poursuivront l’aventure en demi-finale demain.

Voici les résultats complets de ce premier tour.

Un 9/10 pour l’équipe de France

Commençons par notre équipe nationale, qui a failli réaliser un sans-faute. Sur nos dix grimpeurs présents au départ, neuf décrochent leur place pour les demi-finales.

Chez les hommes, tous rentrent dans le top 26. Mais il faut plutôt regarder au bas du tableau pour retrouver nos tricolores, qui se classent entre la 16ème et la 22ème position. Ce sont nos deux jeunes espoirs Mejdi Schalck et Paul Jenft qui réalisent les meilleures performances françaises. Tous deux tombent dans les derniers mouvements des deux voies de qualification, et se classent respectivement 16ème et 17ème. Derrière, Hugo Parmentier (20ème), Romaric Geffroy et Diego Fourbet (22ème ex-aequo) se font piéger en plein dévers, dans un crux qui sera fatal à 23 autres grimpeurs ! Heureusement, ils se rattrapent dans le deuxième tracé et réussissent à sortir du dévers, de quoi remporter leur ticket pour les demi-finales.

La compétition démarre bien pour l’équipe de France © IFSC

Chez les femmes, trois de nos Françaises gagnent leur place dans le top 10 du jour ! En tête, on retrouve Manon Hily, qui avait terminé au pied du podium de cette Coupe du Monde il y a 4 ans. La Réunionnaise atteint presque le relais de la première voie de qualification, et monte très haut également dans le deuxième passage, ce qui lui permet de prendre la 7ème place. Juste derrière elle, Hélène Janicot s’empare de la 8ème position, en chutant seulement une prise plus bas dans la première voie. Belle performance également de Salomé Romain qui accroche le top 10, chutant à quelques mouvements de Manon et Hélène. Enfin, Julia Chanourdie se qualifie également pour les demi-finales. Après une belle frayeur dans le premier tracé, où elle se classait 39ème après être tombée prématurément, notre grimpeuse olympienne se rattrape dans la seconde voie et parvient finalement à se classer 20ème.

Seule Nolwenn Arc ne parvient pas à passer les portes des qualifications. Une erreur au tout début de la première voie la classait 64ème du provisoire et sa prestation dans la deuxième voie lui permet de décrocher seulement la 34ème place de cette compétition.

Ao Yurikusa, le nouveau phénomène japonais ?

Est-il la nouvelle star japonaise ? Lors de l’ouverture de la saison de difficulté la semaine dernière à Innsbruck, ce jeune grimpeur de 19 ans avait fait son apparition dans le haut du tableau. 5ème des qualifications, il avait ensuite pris la première place des demi-finales, avant de monter sur la deuxième marche du podium, décrochant sa première médaille internationale.

Etait-ce un coup de chance ? Probablement pas ! Car aujourd’hui, Ao Yurikusa s’est de nouveau illustré en prenant la première place des qualifications. Il sera l’un des rares grimpeurs à enchaîner la première voie et sera celui qui montera le plus haut dans le second tracé, atteignant presque le top. Va-t-il garder cette position tout au long de la compétition ? Nous le saurons demain !

Les Japonais ont répondu présent avec 5 grimpeurs dans le top 11 des qualifications © IFSC

Une prise seulement derrière lui, on retrouve l’Américain Colin Duffy, qui a lui aussi marqué les esprits la semaine dernière à Innsbruck. À 18 ans, il devenait le premier grimpeur de l’Histoire à remporter une Coupe du Monde de bloc et de difficulté le même week-end. Aujourd’hui, il répond de nouveau présent, en terminant une prise en dessous du Japonais. Tous les autres favoris se qualifient également, à l’image de Sean Bailey (4ème), Kokoro Fujii (5ème), Alex Megos (8ème), Yannick Flohé (10ème) ou encore Yoshiyuki Ogata (11ème).

Seuls Jakob Schubert et Stefano Ghisolfi manquaient à l’appel ce matin. Déçu de sa 5ème place à Innsbruck, l’Autrichien a décidé de faire l’impasse sur cette deuxième manche à Villars, pour revenir plus en forme à Chamonix le week-end prochain. L’Italien a quant à lui attraper le Covid-19 et est contraint de regarder cette compétition depuis chez lui.

Le top 26 masculin

Janja Garnbret n’est pas première !

Un fait tellement rare, qu’il est important de le souligner. En effet, pour une fois, Janja Garnbret n’occupe pas la première place des qualifications. Ni même la deuxième ou la troisième. Non, elle figure cette fois en 4ème position. Car pour une fois, la gravité l’a emportée sur la Slovène, qui est tombée dans sa deuxième voie de qualification. Mais rassurez-vous, elle a chuté tout au sommet de la voie, à quelques centimètres à peine de la prise finale, après avoir enchaîné la voie 1.

Malgré son top dans la voie 1, Janja Garnbret ne décroche pas la première place du classement © IFSC

Trois grimpeuses peuvent donc se targuer d’avoir fait mieux que Janja Garnbret aujourd’hui. Tout d’abord, l’Américaine Brooke Raboutou, qui aura été impériale, en étant la seule compétitrice à enchaîner les deux voies de qualification. Médaillée de bronze la semaine dernière à Innsbruck, elle pourrait bien décrocher une couleur plus scintillante demain.

Suivent ensuite l’Italienne Laura Rogora et la Coréen Chaehyun Seo, qui s’adjugent la deuxième place ex-aequo. Elles enchaîneront elle aussi la première voie de qualification, et valorisent la prise sur laquelle chutera Janja.

Le top 26 féminin

La suite du programme

Vendredi 1er juillet :

21h00 – 22h00 : Finale vitesse

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Le record du monde de vitesse battu… à deux reprises !

Une team française à l’assaut de grandes voies alpines dans le 8ème degré cet été

Cet été, une team française fera le tour des Alpes à vélo pour grimper des grandes voies alpines dans le 8ème degré avec du matériel d’occasion.

Dans un mois, les frères Ladevant, Symon Velfringer et Damien Largeron partiront à vélo depuis Chambéry. Le projet : grimper des grandes voies alpines dans le 8ème degré en utilisant exclusivement du matériel d’occasion (sauf EPI).

L’itinéraire prend d’abord la direction des Dolomites, où la fine équipe grimpera en face nord des Tre Cime di Lavaredo. Dans un second temps, ils pédaleront jusqu’à Innsbruck, où Symon passera le flambeau à Thomas Joannes. Puis direction le Feuerhorn dans les Alpes de Berchtesgaden avant de rentrer à la maison.

Au total, environ 700 km de vélo, 5000m de dénivelé et un budget de moins de 1000€, tout compris.

Les 4 kits vélo et matériel, ainsi qu’une bourse financière, seront ensuite donnés à une équipe motivée, sélectionnée suite à un appel à projet qui sera lancé à l’occasion du film qui retracera ce voyage.

Le record du monde de vitesse battu… à deux reprises !

Katibin Kiromal a enflammé les qualifications de la Coupe du Monde de vitesse à Villars, en Suisse. L’Indonésien a battu le record du monde non pas une, mais deux fois de suite.

Un nouveau record du monde…

Opposé au Chinois Chung Man-Hei lors de son premier run de qualification, Katibin Kiromal a eu le mur pour lui tout seul après un faux départ de son concurrent, et en a profité pour frapper le buzzer en seulement 5,09 secondes. Dès son entrée dans la compétition, il venait de battre d’un centième de seconde son précédent record, établi lors de la Coupe du Monde de Salt Lake City le mois dernier.

… Qu’il écrase quelques minutes plus tard !

Non content de son troisième record du monde en quatre compétitions, Katibin est revenu au pied du mur de vitesse pour faire son deuxième passage. Cette fois, il a été encore plus rapide, affichant un temps de 5,04 secondes ! Il s’adjuge ainsi un nouveau record du monde et se rapproche de la barre légendaire des 5 secondes.

L’historique des records du monde de vitesse

Date Temps (s) Grimpeur Lieu
30 juin 2022 5,04 Katibin Kiromal Villars, Suisse
30 juin 2022 5,09 Katibin Kiromal Villars, Suisse
27 mai 2022 5,10 Katibin Kiromal Salt Lake City, USA
6 mai 2022 5,17 Katibin Kiromal Séoul, Corée du Sud
28 mai 2021 5,20 Leornardo Veddriq Salt Lake City, USA
28 mai 2021 5,25 Katibin Kiromal Salt Lake City, USA
30 avril 2017 5,48 Reza Alipourshenazandifar Nanjing, Chine
12 septembre 2014 5,60 Danyil Boldyrev Gijon, Espagne
31 août 2014 5,73 Libor Hroza Arco, Italie
13 octobre 2012 5,88 Evgenii Vaitcekhovskii Xinning, Chine
13 octobre 2012 6,07 Evgenii Vaitcekhovskii Xinning, Chine

Des grimpeuses ultra rapides également !

Avant aujourd’hui, seulement trois grimpeuses étaient passées sous la barre des 7 secondes chez les femmes. À la fin de cette première journée de compétition à Villars, ce total avait plus que doublé puisque quatre nouvelles athlètes ont franchi la barre des 6 secondes, dont la Chinoise Niu Di, qui a établi un nouveau record asiatique en 6,91.

Sa compatriote Deng Lijuan l’a suivie de près avec un temps de 6,94 secondes, devançant de peu la Polonaise Aleksandra Kalucka, qui a réalisé un chrono de 6,95 secondes. L’Indonésienne Desak Made Rita Kusuma Dewi a été la quatrième grimpeuse à passer sous la barre des 7 secondes avec un temps de 6.97 secondes.

© IFSC

Trois français en finale !

Du côté de l’équipe de France, trois grimpeurs ont réussi à se qualifier pour les phases finales, qui auront lieu demain soir. Chez les femmes, Aurélia Sarisson réalise la 7ème meilleure performance en signant un temps de 7,21 secondes. Elle devance de quelques dixièmes Capucine Viglione, qui prend la 10ème place avec un chrono en 7,51 secondes.

Chez les hommes, Guillaume Moro sera le seul représentant tricolore en finale. Il réalise de belles qualifications en signant son record personnel : 5,49 secondes, de quoi prendre la 12ème place du classement.

La suite du programme

Vendredi 1er juillet :

9h00 – 17h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
21h00 – 22h00 : Finale vitesse

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Coupe du Monde de Villars : les infos clés !

Cédric Lachat enchaîne « Le Goût du Sang » 9a

Cédric Lachat vient d’ajouter un nouveau 9a à son carnet de croix : « Le Goût du Sang », au Précipice de Corbière.

Équipée par l’ex-sélectionneur de l’équipe de France, Corentin LeGoff, cette voie était peu à peu tombée dans l’oubli… Jusqu’à ce que Seb Bouin décide de s’attaquer à ce projet, dont il signera la première ascension.

Située au Précipice de Corbière, cette ligne remonte une rampe sur 30 mètres et comporte de nombreux coincements de genoux. Fuyant la chaleur estivale, le Suisse Cédric Lachat, qui a élu domicile non loin de cette falaise, a décidé de s’essayer à cette voie. Bien lui en a pris puisqu’il signe la première répétition de ce tracé, qu’il considère comme technique.

Avec cette canicule extrême, je suis allé faire un petit tour au Précipice de Corbière, accompagné de Seb Richard. On s’est mis une bonne mission pour nettoyer et caler « le Goût du Sang » 9a. Je viens tout juste de réaliser la deuxième ascension après Seb Bouin.

La première difficulté de cette voie : le brossage ! Pour la rendre grimpable, car elle n’est jamais parcourue et devient extrêmement sale après l’hiver. La voie est vraiment magnifique à grimper et quand même bien technique. Dommage que les points soient si mal placés !

En ce moment, avec ma copine, on passe nos journées à rénover notre maison, j’essaie donc de maintenir mon niveau pour cet hiver en faisant les projets à deux pas de chez nous. J’ai deux 9a et deux 9a+ qui m’attendent dès que les températures veulent bien redescendre. J’avoue que c’est le paradis d’habiter dans le Royans avec toutes ces falaises à côté… »

Objectif : 50 voies dans le 9 avant ses 40 ans

Après avoir clippé le relais de cette voie, Cédric Lachat s’est fixé un nouvel objectif : atteindre les 50 voies dans le neuvième degré avant ses 40 ans. Aujourd’hui âgé de 37 ans, il lui reste donc trois ans pour enchaîner les sept voies qui manque au compte.

Interview : Symon Welfringer nous parle de « Pornographie », son premier 9a

Il y a quelques jours, le Français Symon Welfringer clippait à Ceüse, le relais de « Pornographie », son premier 9a. Nous sommes allés à sa rencontre pour en savoir un peu plus sur cette performance.


Symon, tu viens d’enchaîner ton premier 9a. Quel est ton ressenti ? Tu réalises ?

C’est un mélange de deux émotions. D’un côté, il y a la fierté mêlée à la joie pure et intense d’avoir finalisé un projet à long terme ; et de l’autre, c’est un soulagement. Ça fait un bout de temps que je monte à Céüse et que je m’investis dans une voie dans le 9. Donc c’est soulageant de se dire que je n’ai pas investi tout ce temps pour rien. Le côté fierté vient aussi du fait que j’ai réussi “Pornographie”, mon premier 9a, malgré toutes mes expés en alpi et toute mon activité autre que la grimpe. Donc concilier tout ça c’était un peu un pari et je suis content que ça ait fonctionné.

Comment fais-tu pour garder ta motivation sur le long terme pour travailler une voie ?

Ma motivation perdure grâce au fait que je change assez régulièrement de vision et d’objectif. J’ai toute une partie de l’année où je suis à fond dans l’alpinisme, la cascade de glace et les expés en altitude, ce qui fait que la partie de l’année que je dédie à l’escalade en grande voie, trad et couenne est assez réduite. Le fait de régulièrement changer d’activité, ça fait que je ne m’ennuie jamais et dès que je sens que je suis plus à fond quelque part, j’alterne et je vais voir ailleurs.

Mais j’ai dû me forcer un peu pour pouvoir enchaîner ce 9a. Donc je continuais à grimper même quand j’en avais marre, et c’est de là que vient la peur que tout cet investissement ne serve à rien. Le processus de travail de la voie c’est une combinaison de plein de moments de joie, mais il y a vraiment des moments durs quand tu fais des séances où tu n’avances pas, où tu es super frustré et énervé. J’ai donc vraiment dû me forcer pour enchaîner “Pornographie”.

© Arthur Vaillant

Pourquoi avoir choisi “Pornographie” comme première voie dans le neuvième degré ?

Le premier critère, c’est que je voulais faire mon premier 9a à Céüse. Selon moi, c’est le plus beau site de grimpe de France, si ce n’est du monde. C’est un peu en montagne, avec une petite approche, l’ambiance y est vraiment plaisante, j’adore y aller sur de longues périodes avec mon camion et y passer du temps. Du coup, je tenais à faire mon 9a là-bas et c’est pour ça qu’au départ, je me suis lancé dans “Le Cadre” qui une autre voie juste à côté de “Pornographie”. Donc pendant deux ans j’ai essayé de l’enchaîner, mais c’était assez frustrant, parce que j’étais très proche mais je n’arrivais pas à m’exprimer dans la voie. Du coup, j’ai commencé à essayer “Pornographie” qui venait d’être ouverte et pour garder la motivation je me suis mis à alterner entre les deux, jusqu’au moment où je me suis senti beaucoup plus proche dans Porno, alors j’ai décidé de laisser “Le Cadre” de côté.


En toute honnêteté, j’avais peu d’espoirs quant au fait de l’enchaîner ce jour-là, ce qui m’a permis de grimper relâché et de doser l’effort jusqu’au bout. »


Peux-tu nous décrire la voie ?

Porno, c’est une voie qui est hyper ludique. Les mouvs sont assez durs, très axés sur de la tenue de prise, mais ils sont hyper sympa, avec une gestuelle dynamique, faut aller chercher loin, mais pas trop, il y a des talons, beaucoup de placements… Donc c’est hyper complet et plaisant à grimper. Il n’y a que deux petits repos assez mauvais dans la voie, donc elle est hyper rési, avec une seconde moitié assez dure où la difficulté des mouvements reste assez similaire au reste de la voie, mais le fait de les enchaîner rend la chose compliquée. Du coup même si tu n’as pas le niveau d’enchaîner la voie, les mouvs sont hyper cool, ce qui la rend sympa à travailler.

Comment te sentais-tu pendant l’enchaînement ? Quel était ton état d’esprit ?

De manière générale, je me mets beaucoup la pression dans mes débuts de runs, donc je suis très tendu dans les premiers mouvements et, souvent, la clé de l’enchaînement dépend du moment où je vais réussir à me détendre. Typiquement, le jour de l’enchaînement j’ai réussi à me relâcher au repos du milieu et à me dire “fais toi plaisir, t’es en forme, profites-en et ne pense à rien d’autre”. Donc je n’avais pas d’attente sur ma grimpe et, en toute honnêteté, j’avais peu d’espoirs quant au fait de l’enchaîner ce jour-là, ce qui m’a permis de grimper relâché et de doser l’effort jusqu’au bout.

En 2021, tu as fait une chute de 50m lors d’une sortie en cascade glace. Comment se relève-t-on d’un tel accident pour recommencer à grimper à haut niveau et retourner en expédition ?

Cet accident m’a beaucoup fait réfléchir et j’ai mis pas mal de temps avant de reprendre l’alpi. Mais en me posant les bonnes questions, ce qui ressort, c’est que m’investir dans des projets de grimpe, d’alpi et de voyages me rend heureux . Je sais que je ne ferais pas ça toute ma vie, c’est certain, mais pour l’instant j’ai encore beaucoup d’idées à mettre en place, et c’est ça qui m’anime.

Tu es un grimpeur et alpiniste qui ne cesse d’impressionner. Quels sont tes projets pour la suite ?

Cet été j’ai pas mal de projets en grande voie et en alpi un peu partout dans les Alpes et je vais essayer de repartir au Népal vers mi-septembre pour tenter de monter à 7500m et refaire un peu de mixte en Himalaya.


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Coupe du Monde de Villars : les infos clés !

Les Coupes du Monde 2022 se poursuivent cette semaine, du 30 juin au 2 juillet, dans le petit village suisse de Villars.

Après l’ouverture de la saison de difficulté le week-end dernier à Innsbruck, en Autriche, la Place du Rendez-Vous de Villars accueillera la deuxième manche de l’année, en plus de la quatrième étape de la Coupe du Monde de vitesse.

La rentrée se poursuit pour la difficulté

Au total, 324 grimpeurs – 150 femmes et 174 hommes – sont inscrits pour grimper à Villars, représentant 35 pays. Tous les regards seront tournés vers l’olympienne Janja Garnbret dans l’épreuve de difficulté, la Slovène ayant obtenu sa 33ème médaille d’or en Coupe du monde à Innsbruck. Après avoir remporté la médaille d’argent à Innsbruck, la Sud-Coréenne Chaehyun Seo, Championne du Monde en titre, sera également à surveiller de près à Villars.

Après être entré dans l’Histoire à Innsbruck en devenant le premier homme à gagner une Coupe du Monde de bloc et de difficulté le même week-end, le grimpeur américain Colin Duffy tentera de remporter une nouvelle médaille à Villars. Bien qu’il n’ait pas réussi à monter sur le podium dans sa ville natale à Innsbruck, l’Autrichien Jakob Schubert, médaillé de bronze olympique et Champion du Monde de difficulté, pourrait également voir son nom en haut du tableau d’affichage ce week-end.

© IFSC

Les Coupes du Monde de vitesse reprennent !

Après trois Coupes du Monde de vitesse en mai – une à Séoul et deux à Salt Lake City – la saison de vitesse a marqué une pause d’un mois. Cependant, les grimpeurs les plus rapides du monde retourneront sur le mur ce week-end. Et une question plane dans l’air alpin : Villars verra-t-il l’établissement d’un nouveau record du monde de vitesse ?

L’olympienne polonaise Aleksandra Miroslaw et l’Indonésien Kiromal Katibin ont chacun établi non pas un, mais deux records du monde depuis le début de la saison. Lors de la première Coupe du Monde de vitesse de l’année à Séoul, Miroslaw a établi un nouveau record de 6,64 secondes, battant le précédent record du monde de 6,84 secondes, qu’elle avait établi aux Jeux Olympiques de Tokyo. Cependant, à Salt Lake City, l’olympienne a frappé le buzzer en 6,53 secondes, établissant ainsi son troisième record du monde consécutif. Katibin a arrêté le chrono à 5,17 secondes à Séoul. Puis, à Salt Lake City, l’Indonésien a battu son précédent temps avec un nouveau record de 5,10 secondes, réalisant également son troisième record du monde.

Miroslaw n’étant pas inscrit à Villars, l’attention se portera sur ses coéquipières Aleksandra et Natalia Kalucka. Natalia est l’actuelle Championne du Monde de vitesse, tandis que sa sœur Aleksandra est montée sur le podium lors des trois Coupes du Monde de vitesse de la saison.

© IFSC

L’équipe de France

Vitesse Difficulté
Capucine Viglione Julia Chanourdie
Aurélia Sarisson Hélène Janicot
Victoire Andrier Manon Hily
Lison Gautron Nolwenn Arc
Sarah Vouaux Salomé Romain
Manon Lebon Mejdi Schalck
Guillaume Moro Paul Jenft
Yann Le Clercq Romaric Geffroy
Pierre Rebreyend Diego Fourbet
Marius Payet Gaboriaud Hugo Parmentier

Le programme

Jeudi 30 juin :

15h00 – 16h30 : Qualification vitesse

Vendredi 1er juillet :

9h00 – 17h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
21h00 – 22h00 : Finale vitesse

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes

Live

Cette année, les phases finales ne sont plus à suivre gratuitement sur YouTube en Europe, l’IFSC ayant signé un contrat avec la chaîne payante Eurosport.

Le calendrier complet de la saison 2022

  • 1re étape (du 8 au 10 avril) : Meiringen (Suisse) – bloc
  • 2e étape (du 6 au 8 mai) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3e étape (du 20 au 22 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 4e étape (du 27 au 29 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5e étape (du 10 au 12 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 6e étape (du 22 au 26 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 7e étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 8e étape (du 8 au 10 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 9e étape (du 22 au 23 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 10e étape (du 2 au 3 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 11e étape (du 24 au 2 septembre) : Jakarta (Indonésie) – difficulté et vitesse
  • 12e étape (du 30 septembre au 2 octobre) : Wujiang (Chine) – difficulté et vitesse
  • 13e étape (du 6 au 9 octobre) : Chongqing (Chine)
  • 14e étape (le 31 octobre) : Japon (lieu à définir)

Video: Adam Ondra, Wonderland, 9b/+

29 juin 2022 à 19:53

En mars dernier, Adam Ondra a réalisé ce qu’il présente comme la voie la plus dure d’Italie, “Wonderland” 9b/+ sur le site de Terra Promessa (Arco), la jugeant donc d’un niveau supérieur à “Erebor”. Voici la vidéo et le commentaire de l’intéressé suite à cette croix qu’il estime être le point d’orgue de son année escalade 2022.

“Même si la falaise s’appelle Terra Promessa, je n’avais pas pensé auparavant qu’elle accueillerait la voie la plus difficile d’Arco et d’Italie. Les voies dures de niveau 8b/8c ont été développées principalement par Reini Scherer à la fin des années 90 et depuis le développement de cette falaise s’était quasiment arrêté.
Il y avait encore pas mal d’endroits où le rocher était vierge, mais la question était de savoir si ça grimperait en libre. Alfredo Webber, une fois de plus, a su déceler cette merveilleuse ligne, s’est motivé et a équipé la voie, mais le point d’interrogation concernait le tout début. J’ai trouvé une boucle légèrement à gauche en utilisant quelques pinces plates et de minuscules arquées, j’ai bougé 3 spits, et il est devenu évident que la ligne était possible !
Nous avons travaillé le projet quelques jours à l’automne avec Stefano Ghisolfi. Finalement, j’ai senti que j’étais assez proche de faire la voie, mais malgré cet hiver extrêmement sec, la falaise n’est pas vraiment un spot d’hiver et la colo du crux a de plus en plus mouillé. La voie a séché en mars et après quelques jours de travail, j’ai fait la première ascension en libre de “Wonderland”, une de mes premières ascensions dont je suis le plus fier.
En ce qui concerne la cotation, je sais que la voie est considérablement plus difficile que la plupart des 9b, mais c’est difficile de savoir si elle franchit vraiment la barrière du 9b+…”

Photo : Petr Chodura

In March, Adam Ondra did the first ascent of what he called the hardest route in Italy with “Wonderland” 9b/+ located in Terra Promessa, Arco. Here is the video of the send and his comment about his “biggest achievement this year so far”!

“Even though the crag is called Terra Promessa (Promised Land), I hadn’t thought that it would once host Arco’s and Italy’s hardest route. The hard routes around 8b and 8c were developed mainly by Reini Scherer in the late 90s and since the development of this crag has mostly stopped.

There were still quite a few spots where the rock was untouched, but the question was if it would go. Alfredo Webber, once again, saw this wonderful line, put the effort, and placed the bolts, but the question mark was about the very beginning. I found a detour slightly to the left using a few very slopy pinches and tiny crimps, replaced 3 bolts, and it was obvious that line was possible !

We worked on the route for a few days in the autumn with Stefano Ghisolfi. Eventually, I felt I was quite close to sending, but despite this winter being extremely dry, this crag is not exactly winter crag and the crucial tufa kept seeping. The route dried up in March and after a few days of work, I did the first free no-fall ascent through “Wonderland”, some of my proudest first ascents.

Regarding the grade, I know it is considerably harder than most of the 9b’s, but if it really breaks into the 9b+ barrier, it is really difficult to know…”

Photo: Petr Chodura

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STAGES ENFANTS VERTICAL’ART ÉTÉ 2022

29 juin 2022 à 15:27
Par : franchise

Ça y est, c’est l’été. Alors on commence dès maintenant avec des Summer Vibes en vous proposant nos stages d’été pour enfants !

👉 Envie de faire (re)découvrir une activité ludique et sportive à vos enfants pour qu’ils puissent se dépenser tout en s’amusant pendant les grandes vacances ?

Nos salles d’escalade Vertical’Art vous proposent des stages d’escalade pour enfants, afin qu’ils puissent faire du sport dans une ambiance fun et estivale.

Nos stages enfants été 2022 sont disponibles dans toutes nos salles :

➡Saint-Quentin-en-Yvelines

➡Nantes

➡Lille

➡Paris Pigalle

➡ Rungis

➡Toulon

➡Le Mans

➡Paris Chevaleret

➡Orléans

Enfants et adolescents, quel que soit leur niveau, sont les bienvenus pour participer à nos stages. Plusieurs créneaux à la carte répartis par tranche d’âge : vous avez le choix entre une séance à la journée, plusieurs séances ou bien la semaine complète.

Apprentissage des bases de la grimpe, challenges grimpants, lecture des voies, tenue de prise… Les activités d’initiation à l’escalade sont nombreuses et nos moniteurs ne manquent pas d’idées pour motiver vos enfants pendant nos stages. Passionnés de grimpe, nos professeurs d’escalade assureront leur sécurité, leur accompagnement, ainsi que leur progression sur nos voies. Ils sauront mettre à l’aise vos apprentis grimpeurs tout au long du stage. La convivialité et la cohésion du groupe seront de mise pendant et après l’activité.

Nos stages découverte sont l’occasion pour vos enfants d’explorer à leur rythme l’univers du bloc. Se surpasser sur nos structures d’escalade tout en prenant un maximum de plaisir, c’est ce qu’on leur propose en venant fouler les tapis de notre zone de grimpe. Grimper est un jeu d’équilibre et de placements, une activité complète et conviviale. L’occasion pour vos enfants de s’épanouir dans un sport qui risque vite de devenir une passion.

Nos salles Vertical’Art sont de véritables lieux de vie urbains où il fait bon vivre et partager. Vos enfants se sentiront comme à la maison dans un environnement propice à leur bien-être.

Une petite faim pendant le stage ? Notre restaurant bar, avec terrasse extérieure, est là pour vous ressourcer. Cuisine faite maison, plats végétariens et desserts gourmands à la carte ou en fonction du menu du jour.

Nous avons hâte d’accueillir vos enfants pour nos stages pendant les vacances d’été. D’ailleurs, si vous prenez la route pour partir en vacances, sachez que nous sommes présents dans toute la France si vous souhaitez faire une halte dans l’un de nos spots de grimpe 😉

A très vite !

L’équipe Vertical’Art

 

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L’Américain Matt Fultz libère un nouveau 8C+ !

Il est l’un des plus forts grimpeurs des États-Unis et le confirme en enchaînant ce nouveau 8C+ !

Le grimpeur américain Matt Fultz a réalisé la première ascension de « Brace for the Cure » 8C+. Ce bloc commence dans « Jade » 8B+ et se poursuit sur une série d’arquées, qui deviennent très dures à tenir avec la fatigue.

En 2020, Matt était tombé dans le dernier mouvement dur. En 2021, il n’avait pu mettre qu’une session de travail avant de se blesser. Cette année, l’Américain s’est entraîné spécifiquement pour ce bloc, ce qui lui a permis de faire la croix.

J’ai bossé dur pour l’enchaîner celui-là ! C’est ma première ascension la plus difficile et probablement le deuxième bloc le plus dur que j’ai jamais fait. J’ai toujours eu du mal à aligner toutes les bonnes conditions entre la météo, la peau, l’énergie et la précision.

C’est une ligne assez unique. Chaque mouvement pris individuellement n’est pas trop mauvais si on arrive sur les prises parfaitement. Mais les arquées sont fines et tranchantes. Il m’arrivait souvent de ne pas arriver pile-poil sur la préhension d’une prise, puis d’être complètement crucifié pour le mouvement suivant.

Au moment de l’enchaînement, c’était tellement satisfaisant d’arriver sur chaque prise parfaitement pour une fois ! »

Matt Fulz

En 2021, Matt Fultz a coché pas moins de trois 8C+, enchaînant « Sleepwalker », « Grand Illusion » et « Creature from the Black Lagoon ». Entre ces répétitions, il a également établi « Blood Eagle », 8A+ à Red Rocks, « Lil Jon » 8B et « Sound of Violence » 8C à Joe’s Valley. Ce sont deux des passages les plus difficiles de la région.

Fultz est l’un des rares grimpeurs à avoir la capacité de grimper « Return of the Sleepwalker » 9A, surtout si l’on considère qu’il a enchaîné « Sleepwalker » 8C+ « Squoze » 8B et « Trieste » 8B dans la même journée !

La vidéo de son ascension dans « Brace for the Cure » :

 

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Luisa Deubzer réalise Speed intégrale 9a – Luisa Deubzer climbs Speed intégrale 9a (+ interview & video)

29 juin 2022 à 08:09

La très discrète mais néanmoins redoutable allemande Luisa Deubzer (aka”Lulu”) vient de réaliser “Speed intégrale” à Voralpsee en Suisse. La seconde ascension de la voie déjà cette année, quelques jours après Mel Janse Van Rensburg, talenteux franco-Sudafricain de 20 ans. Luisa est la seconde grimpeuse à gravir la voie 4 ans après Barbara Zangerl, une entrée dans le neuvième degré aussi iconique qu’esthétique ! Depuis le début de l’année Luisa est en forme : elle avait réalisé la voie trad “Prinzip Hoffnung’ 10/10+ (8b+) en mars, et ensuite deux 8c dans la région “assez vite pour ses standards”. On ne peut que croire qu’ils étaient annonciateurs d’une arrivée à maturité pour cocher une voie de ce niveau. La suite plus en détails dans cette interview et la vidéo de la fin de l’essai gagnant.

– Tu es très discrète, peux-tu nous en dire plus sur qui tu es, ce que tu fais dans la vie ?
J’ai 28 ans, je grimpe depuis presque 20 ans, j’ai fait des compétitions dans ma jeunesse, et ma passion pour l’escalade est, à ma grande surprise, toujours en train de grandir chaque année. Au cours de la dernière année, j’ai fait de l’escalade une priorité, travaillant à temps partiel dans une salle d’escalade en tant qu’instructeur et ouvreur afin d’avoir davantage de temps. Récemment, j’ai aussi commencé à travailler pour une fondation qui promeut la durabilité et la sécurité en montagne.

– Je sais que tu es très investie dans l’environnement, comment cela se traduit-il dans ta vie de tous les jours et dans ta vie de grimpeuse ?
Bonne question… D’abord et avant tout, ça se traduit par plein de complications dans les décisions de la vie de tous les jours. Dans l’ensemble, j’essaie de réduire mon impact, mais il y a beaucoup de place pour faire plus, et mes efforts vont et viennent. Les deux choses qui ont le plus reflété mes valeurs au fil du temps sont d’être végétalienne depuis 7 ans maintenant et ne pas avoir pris l’avion au cours des 6 dernières années.
Celles-ci donnent l’impression de ne pas exiger beaucoup de moi alors qu’elles ont un impact important sur mon empreinte personnelle. Je pense qu’il est important de commencer là où cela vous semble le plus facile personnellement et à partir de là, développez ses efforts. Il est facile de se laisser décourager si vous ne pouvez pas le faire parfaitement et que vous finissez par le faire n’importe comment.
Je peux encore beaucoup m’améliorer quand il s’agit d’aller en falaise à la maison. J’essaie de réfléchir si j’ai réellement besoin de la voiture ou si c’est facilement faisable en train (quand j’ai travaillé “Prinzip Hoffnung” par exemple, c’était facile de prendre le train, et comme j’y allais seule la plupart du temps c’était souvent une non-prise de tête). Mais maintenant, surtout à la phase finale de mon projet dans “Speed”, j’allais beaucoup en voiture, parfois même seule, tôt le matin, ce qui est, à tous égards, un sacré trajet pour une excursion d’une journée.
En tout cas, je pense que c’est toujours un équilibre délicat entre motiver les gens à changer leurs habitudes de vie et de trop se concentrer uniquement sur les actions individuelles. Pour réaliser réellement une transition, nous devons aborder des changements systémiques au niveau politique. Les actions individuelles sont importantes pour montrer notre engagement et forger de nouveaux récits, mais nous ne pouvons pas résoudre cette crise uniquement en changeant notre consommation individuelle en termes de comportement. Quand bien même cela ne nous rassurerait en termes de responsabilité individuelle, nous avons besoin de changement aux deux niveaux.

Luisa Deubzer Speed intégrale 9a
Photo: José Cabrita

– Fais-tu seulement de la falaise ou t’intéresses-tu aussi aux autres facettes de notre activité ?
J’aime me faire botter les fesses et élargir ma zone de confort, c’est pourquoi j’aime le côté varié de l’escalade dans le sens large du terme. J’ai pas mal élargi mes compétences dans les autres formes d’escalade au cours des dernières années en tant que membre de l’actuel “Groupe des jeunes alpinistes” entièrement féminin de l’Alpine Club (même si je suis toujours nulle dans différentes formes d’alpinisme). Selon la saison, la météo et motivation, j’ai des périodes où je fais plus de glace et de mixte, je fais des grandes voies ou une montagne ici et là. En fin de compte, cependant, mes points forts résident dans l’escalade sportive.
Le lendemain de la réussite de “Speed”, je suis partie sur une grande-voie de difficulté modérée, pour la première fois cette saison sur du granite, et j’ai littéralement dû passer en artif les 5 derniers mètres d’une longueur en 6c +, parce que j’étais complètement épuisée et ne pouvais plus faire un seul mouvement. J’adore les jours comme celui-ci, ils t’invitent à rester humble et à garder la passion car ils sont stimulants et amusants, avec une vision différente de l’escalade sportive.

– Qu’est ce qui t’a amené à essayer cette voie, as-tu dû t’entraîner spécifiquement pour y arriver ?
Peux- tu nous en dire plus, sur comment ça s’est passé et ce que tu as dû mettre en place pour y arriver ?

Je suis allée régulièrement à Voralpsee ces dernières années car je n’habite pas très loin. J’ai toujours su que s’il y avait un endroit où je pouvais grimper fort, ce serait ici. Je pense qu’il est juste de dire que le style me convient très bien et en plus je m’y suis assez adaptée au fil des années. “Speed intégrale” m’a impressionnée dès le début, pour des raisons évidentes : elle remonte la barre sur la partie la moins prisue du mur et quand je regardais des gens essayer, ça avait l’air incroyablement dur.
Il y a 3 ou 4 ans, j’avais déjà essayé les mouvements de “Speed” ​​​​une journée et j’étais très surprise de pouvoir réaliser la plupart d’entre eux tout de suite, celà me semblait si loin de mon niveau à l’époque ! Depuis, c’était devenu un rêve de gravir cette voie un jour, mais j’étais assez convaincue que j’étais encore loin de mon but ultime en escalade sportive.

Cette année, c’était la première fois que je voulais l’essayer sérieusement à nouveau. Je savais d’avance que je devais m’y préparer cet hiver, je venais de commencer à bosser à la salle d’escalade et je me suis concoctée un plan d’entraînement de fou avec l’espoir d’amener mon escalade à un nouveau niveau.
Mais je me suis blessée à un doigt et à l’épaule avant même de pouvoir vraiment commencer mon entraînement… Tous mes projets se sont évaporés… J’étais convaincue que maintenant la chose que j’attendais tant, projeter “Speed”, était devenu totalement irréaliste.
Au cours de l’hiver, j’ai donc changé d’orientation et je suis devenue très motivée pour la glace et le mixte. Quand la saison s’est clôturée mon doigt allait mieux mais c’était pas encore parfait ; je pouvais quand même en faire plus et j’ai été motivée par “Prinzip Hoffnung”, qui s’est avéré non-traumatisant pour mes doigts et mon épaule : le projet parfait, n’exigeant pas un physique fou, mais étant assez exigeant en termes de mouvement, d’engagement au-dessus du point et de technique de coinceurs.
Quand j’ai recommencé à essayer “Speed intégrale” fin avril/début mai, mes deux épaules étaient enflammées car j’avais trop bourriné dans les dévers et mon doigt me causait encore des douleurs sur certaines prises, mais je je me sentais incroyablement bien dans mon escalade grâce à deux mois presque exclusivement en falaise. À ma grande surprise, au fil des séances de travail, mes douleurs aux épaules se sont estompées, tandis qu’avec le doigt je devais encore faire attention : pas surprenant, la voie assez sollicitante pour les phalanges n’est pas propice à la cicatrisation du doigt, et finalement, mon majeur, d’un autre côté, a commencé à me faire mal aussi… Mais en voyant un kiné (merci à Kathrin Dettling pour son incroyable soutien et à Klaus Isele pour avoir développé le traitement qui vraiment aidé mes doigts !) j’ai pu continuer de gérer et empêcher l’inflammation de se propager et devenir trop handicapante. Pourtant, c’était une inquiétude majeure car je devenais plus solide dans la voie et je me posais sans cesse la question de peut-être arrêter si mes douleurs dans les doigts s’aggravaient encore.
À mon grand étonnement, je continuais de progresser lors du travail de la voie. Je faisais des progrès lents mais réguliers de semaine en semaine. Je suis passée du travail dégaine par dégaine en me battant à des enchaînements de sections jusqu’en haut. Finalement, la section bloc avant la 3ème dégaine est devenue moins faible en pourcentage de réussite et après quelques séances supplémentaires, je me suis retrouvée soudainement au dernier crux de la première partie et je suis tombée.
Les températures devenaient vraiment très chaudes et je commençais à me demander si je n’avais pas raté le coche. Puis le lendemain j’y suis allée, comme ça, sans zipper des pieds ou tâtonner, j’ai de nouveau passé la partie dure du bas, j’ai fait le le mouvement où j’étais tombée la veille d’une manière assez solide, et, après avoir recaké et m’être refaite comme jamais, j’ai réussi à rester compacte dans l’extension et je me suis retrouvée au relais.
C’était vraiment spécial, et il m’a fallu du temps pour comprendre que tout s’était bien passé !
Les blessures lancinantes m’ont empêché de faire un entraînement spécifique pour la voie tel que je l’avais envisagé et m’ont forcée à me reposer beaucoup plus que je ne l’aurais fait autrement. Mais d’un autre côté, cela pouvait correspondre exactement à ce dont j’avais besoin pour devenir plus forte : davantage de repos. Et puisque faire du gainage était fondamentalement le seul entraînement que je pouvais faire régulièrement, j’en ai fait beaucoup et je suis absolument sûre que cela m’a fait beaucoup progresser. Même si l’entraînement n’était pas ce que j’avais prévu, ce n’est pas comme si j’avais fait “Speed intégrale” ​​depuis mon canapé, bien sûr. J’ai beaucoup grimpé en falaise ces derniers mois car je ne travaillais pas à plein temps. De plus, je pense que cela a aidé principalement à me libérer mentalement pour penser escalade et diminuer beaucoup d’autres stress. J’ai passé aussi pas mal de temps à faire de la visualisation quand je ne grimpais, il s’agissait de surmonter mes appréhensinos face à cette voie qui m’intimidait et aussi atténuer certaines limites autour de mes capacités.

Video: José Cabrita

– Tu es la deuxième femme a faire cette voie, pas piquée des hannetons, accordes-tu de l’importance au premières féminines ou, penses tu que c’est dépassé ?
Mhm, je ne suis pas sûre d’avoir une opinion tranchée là-dessus (ce qui est plutôt rare pour moi). Je pense que dans de nombreux cas, cela reflète encore les progrès réalisés par l’escalade féminine. Dans ce cas, relater les premières féminines a du sens à mon avis, du moins tant qu’il y a une différence générale de cotation entre les filles et les garçons en escalade.
Il y a beaucoup de premières féminines qui m’inspirent, donc je suppose que tu peux dire que je les estime, même si cela n’est évidemment pas la même chose qu’une première ascension. Mais en tout cas, cela ne s’applique pas vraiment aux secondes. 😉

– Je sais que tu aimes voyager. Où aimerais-tu aller prochainement pour pouvoir grimper et comment y intégrerais-tu la question climatique ?
Je ne dirais pas que j’aime particulièrement voyager. J’aime ce qui va avec, dormir dans la voiture/tente, être dehors toute la journée, pouvoir grimper tous les jours. Mais je n’ai pas besoin de voyager dans des endroits lointains pour cela, cette notion de voyage me suffit. Ces dernières années, j’ai séjourné principalement dans les Alpes, car c’est près et il y a encore tellement d’endroits où je veux aller (retourner). Mais la prochaine grande chose à venir l’année prochaine est l’expédition que nous prévoyons avec le Groupe de jeunes alpinistes. On s’est longtemps demandés où aller, surtout à cause de l’impact de l’avion. En fin de compte, il semble que nous nous soyons mis d’accord sur le Groenland, car même si vous voyagez un bon moment, les émissions sont la moitié de celles pour aller au Pakistan. Et vous avez la possibilité de faire potentiellement un grande partie du voyage sans voler, alors on verra…

– Qu’est-ce qui, pour toi, fait que tu as passé une bonne journée en falaise/à l’extérieur ?
Une journée en falaise peut être agréable de bien des façons. Certains jours, c’est parce que l’escalade donne une impression incroyable, vous avez fait des progrès inattendus, le rocher est stellaire, l’endroit est spécial ou la vue est belle. D’autres journées, vous avez fait beaucoup de blagues avec votre partenaire d’escalade ou avez eu une bonne conversation.
Parfois, il neige, le temps est maussade, c’était un peu tendu toute la journée, mais à la fin tu ressors avec un super feeling. Après, concrétiser aide toujours à passer une bonne journée ! 😉

– Tu es toujours super motivée et positive, d’où vient cette motivation ?
Je ne pense pas que tout un chacun reste éternellement toujours motivé et positif. Du moins personnellement je ne le suis certainement pas. je pense que nous voyons souvent les gens sous leur meilleur jour et on a tendance à oublier qu’on passe parfois par des moments plus compliqués… Cet automne par exemple j’étais assez déprimée et pas positive du tout quand je me suis blessée. Mais en général, quand ça va bien, c’est vrai que la motivation n’est pas un problème. J’avais comme habitude de me réserver une période avec moins de grimpe à la fin de chacune de mes années d’études et je pense que ce temps libre m’a beaucoup aidé à comprendre la valeur que l’escalade avait pour moi. Depuis, quand je n’ai pas été blessée, tout ce que je voulais faire, c’était grimper. De plus, je pense que cela maintient vraiment mon enthousiasme pour l’escalade, afin de pouvoir jongler avec d’autres disciplines comme la glace/l’alpin tout au long de l’année. Lorsque je ne fais que de l’escalade sportive que pendant une longue période, mes attentes augmentent généralement et le risque de frustration et donc de faible motivation est plus élevé.

Luisa Deubzer ice climbing
Photo: Dörte Pietron

– Tu n’es pas sur les réseaux sociaux et ça n’a pas l’air de te poser beaucoup de soucis.
Quelle influence cela a pour toi et comment cela t’influence ou pas ?

En fait, j’ai quand même Facebook et Twitter si cela compte toujours comme un réseau social ! 😉
Instagram, j’ai arrêté de consommer et de publier il y a un moment quand j’ai remarqué que ça me faisait me comparer à d’autres et me rendait anxieuse de rater un truc.
J’ai trouvé que beaucoup de gens que je respecte sont très discrets sur ce qu’ils font, ils ne sont pas sur les réseaux sociaux et semblent faire les choses principalement pour eux-mêmes. C’est pourquoi j’ai commencé à me demander pourquoi je publiais un certain contenu, et même s’il y avait aussi d’autres raisons, il m’a semblé que c’était de l’auto-promotion et que cela n’avait pas grand intérêt. Mais c’est bien sûr quelque chose de très personnel et qui peut être différent pour d’autres personnes.

– Qui te motive . As-tu des exemples chez les grimpeurs/grimpeuses qui t’inspirent ou te poussent à faire des voies dures ou ce n’est qu’une question de ligne qui t’inspire ?
C’est un peu cliché, mais je dirais mes partenaires de grimpe. Ils grimpent fort et ont toujours un tempérament agréable, une attitude décontractée en falaise. Aussi, j’ai grimpé plus avec des gens plus forts que moi toute l’année dernière et cela a probablement amélioré mon état d’esprit quand j’essaie des voies dures, car cela redistribue ta perception des standards de ce qui est vraiment dur. Du coup, des voies que je pensais trop dures pour moi dans ma tête depuis des années m’inspirent aujourd’hui.

Photo de couverture : DAV – Silvan Metz

Luisa Deubzer Speed intégrale 9a
Photo: José Cabrita

Very discreet but nevertheless fearsome German Luisa Deubze aka “Lulu'” has just done her first 9a, 2nd women 4 years after Barbara Zangerl, to climb “Speed intégrale” in Voralpsee, Switzerland. It’s the second ascent this year of the route after talented French-South African Mel Janse Van Rensburg (20 years old). “Speed intégrale” is also an iconic but also aesthetic route as an entry into the ninth degree. Since the beginning of the year Lulu sent the trad route “Prinzip Hoffnung” 10/10+ (8b+) in March, and then two 8c’s in the area climbed “rather fast for her standards” she said. We can only believe that they were a sign of maturity to achieve a route of this standard. More details in this interview and the video of the upper part of the route during the send.

– You are very discreet, can you tell us more about who you are, what you do in life?
I’m 28, I’ve been climbing for almost 20 years, doing comps in my youth, and my passion for
climbing is, to my own surprise, still growing every year. In the last year I have made climbing more of a priority, working part time in a climbing gym as instructor and setter in order to have more time. Recently now, I additionally started to work for a foundation that promotes sustainability and safety in the mountains.


I know that you are very invested in the environment, how does that translate into your everyday life and your climbing life?
Good question… First and foremost, it translates in the form of a lot of mindfucks about everyday life
decisions. Overall, I am trying to lessen my impact, yet there is a lot of room to do more, and my
efforts always ebb and flow.

The two things that have reflected my values the most consistently over time are being vegan for 7
years now and not taking the plane in the last 6 years.
These feel like they don’t demand a lot off me while they have a big impact on my personal footprint.
I think it is important to start where it feels the easiest for you personally and from there expand
your efforts. It is easy to let oneself be discouraged if you can’t do it perfectly and end up not do
anything.

I still can improve a lot when it comes to getting to the crag at home. I do try to think of whether I
need the car or whether it is easily feasible by train (when I projected “Prinzip Hoffnung” for example,
it was easy to take the train, and as a I was going there alone most of the time it often was a no
brainer). But now especially at the later phase of my projecting in Speed, I went a lot by car,
sometimes even alone, to be there early in the morning which is by any standards quite a drive for a
day trip.

In any case, I think it is always a tricky balance between motivating people to change the habits in
their life and to focus too much on individual actions only. To actually achieve a transition, we need
systemic changes on a political level. Individual actions are important to show commitment and to
forge new narratives, but we can’t solve this crisis only by changing our individual consumer
behaviour. Nevertheless, this does not let us off the hook in terms of individual responsibility, we
need change on both levels.

Luisa Deubzer
Photo: Daniel Benz

– Do you only do sportclimbing or are you also interested in other aspects of our activity?
I like getting my ass kicked and expanding my comfort zone, that’s why I really enjoy that climbing in
the wider sense is so varied. I have broadened my skills in the other forms of climbing quite a bit over
the last years as a member of the current all-female ‘Young Alpinist Group’ of the German Alpine
Club (although I still suck at these various forms of Alpinism). Depending on the season, weather and
motivation, I have periods where I ice and mixed climb more, do multipitches or a mountain here and
there. At the end of the day, however, my strengths do lie in sport climbing.
The day after sending Speed I went on a moderate multipitch, for the first time that season on granit,
and I literally had to aid up the entire last 5 meters of the the initial 6c+ pitch, because I was
completely spent and couldn’t do a single move anymore. I love days like this, they make it easy to
stay humble and keep the fire because they are challenging and fun in a very different way than sport
climbing.

– What led you to try this route, did you have to train specifically to achieve it?
Can you tell us more about how it happened and what you had to put in place to achieve it?

I have been to Voralp regularly over the last years because I live not too far away. I always knew that
if there was one place I can climb hard, it is here. I think it is fair to say that the style fits me very well
for some reason and in addition I have gotten quite adapted to it over the years.
Speed impressed me right from the beginning, for obvious reasons: it follows the white streak
through the blankest section of the wall and when I saw people on it, it looked incredibly hard.
3 or 4 years ago I had already tried the moves on Speed once and was very surprised that I could do
most of them right away since that was so far off my level back then. Since then, it had basically been
a lifetime dream of mine to climb this route someday, but I was pretty convinced this was far away,
my ultimate goal in sport climbing.

This year then was the first time I actually tried it again. I knew beforehand that that was the thing I
wanted to prepare myself for this winter, I had just started at the climbing gym and had big plans for
a crazy training regimen with the hopes of getting my climbing to a new level.
But I injured a finger and my shoulder even before I could really start with my plan. All my plans
evaporated. I was convinced that now the thing I had been looking forward so much, projecting
speed, had become totally unrealistic.

Over the winter I shifted focus therefore, and got very motivated for ice and mixed. When the season
was over my finger was still far from perfect, but I could do more again and got sucked into Prinzip
Hoffnung, which turned out to be very good for my fingers and shoulder and was the perfect project,
not demanding a crazy physique, but being quite demanding in terms of movement, the required
head space and gear beta.

When I started trying Speed end of April/beginning of May now both of my shoulders were inflamed
from too much steep climbing and my finger was still causing me trouble on some holds, but my
climbing felt amazing thanks to two months of almost exclusively climbing on rock.
To my surprise throughout the projecting process the shoulders became better, while with the finger
it remained a balance act: less surprising, the route was not conductive to healing the finger, and
eventually my middle finger on the other hand started hurting as well, but by seeing a Physio (Shout-
out to Kathrin Dettling for her amazing support and Klaus Isele for developing the treatment that really helped my fingers!) I was able to keep it manageable and prevent the inflammation from
spiraling out of control. Still, it was a major worry as I was getting more solid and solid on the route
that I might have to stop if my fingers got even worse.

To my amazement the projecting itself progressed quite well. I was making slow but steady progress
from week to week. From being maxed out climbing from draw to draw, soon I was making good
links to the top. Eventually the boulder section before the third draw became less low percentage
and after a few more sessions I found myself suddenly at the last crux of the first pitch and fell.
Temperatures were now actually getting really hot and I was starting to wonder whether I had
missed my shot. Then the next day I went, just like this, without further slipping of the feet or
fumbling I got through the hard bottom part again, did the move I had previously fallen on quite
solidly and, after shaking forever, managed to keep it together in the extension and found myself at
the anchor.

That was really special, and it took a while to understand that everything had actually worked out.

The nagging injuries prevented me from doing specific training for the route as I had envisioned it
and forced me to rest a lot more than I otherwise would have. But on the flip side that might have
been exactly what I needed to get stronger: more rest. And since doing core was basically the only
workout I could do regularly, I did a lot of it and I am absolutely sure this made me progress heaps.
Even though the training wasn’t what I had planned, it’s not like I did Speed off the couch, of course.
I did climb a lot on rock in the last months since I didn’t work full time. Furthermore, I think it helped
majorly that this freed me a lot of mental space to think about climbing and removed a lot of other
stress. I also spent quite a bit of time with visualization and mediation when I wasn’t climbing,
because so much was about overcoming the giant respect I had for this route and some limiting
beliefs around my capabilities.

Luisa Deubzer
Photo: Janina Reichstein

– You are the second woman to do this route, do you value female firsts or do you think it’s outdated?Mhm, I’m not sure I have a strong opinion on this (which is rather rare for me ). I do think that in
many cases it still reflects the progress female climbing is making. In this case they have their place in
my opinion, at least as long as there is a general difference in grade between the female and male
climbing population.

There are a lot of female firsts that inspire me, so I guess you could say I value them, even though it
is obviously not the same as an FA. But in any case, this doesn’t really apply to female seconds 😉.


– I know you like to travel. Where would you like to go in the near future to be able to climb and how do you integrate it the climate issue?
I wouldn’t say I like traveling particularly. I like what comes with it, the sleeping in the car/tent, being
outside the whole day, being able to climb every day. But I don’t need to travel to far away places for this, a notion traveling still has to me. The last years I have stayed mainly in the Alps, because it is
close and has still so many places I want to go (back) to.

But the next bigger thing that is coming up next year is the expedition we are planning with the
Young Alpinist Group. We pondered a long time where to go, especially because of the impact flying
has. In the end it looks like we agreed on Greenland, because even if you fly all the way, the
emissions are still half in comparison to Pakistan. And you do have the option to potentially do a
large part without flying, so let’s see…

– What, for you, makes a good day on a cliff/outside?
There are many ways in which a day at the crag can be good. Some days it is because climbing feels
amazing, you made unexpected progress, the rock is stellar, the place is special, or the view is good.
On other days you made a lot of jokes with your climbing partner or had a good conversation.
Sometimes, it is snowing, miserable weather, it was a bit tense the whole day, but at the end you
have a good feeling. Sending surely always helps. 😉

Photo: DAV- Silvan Metz

– You are always super motivated and positive, where does this motivation come from?
I don’t think anyone is always motivated and positive. At least I am certainly not. I think we just
often see people at their best and forget that that everybody struggles sometimes… This autumn for
example I was pretty down and not positive at all when I got injured.
But in general, when things are good, it is true that motivation is not an issue. I used to have a period
where I climbed a lot less after finishing school and I think this time off helped a lot to see the value
climbing had for me. Since then, when I wasn’t injured, all I wanted to do was climb.
Also, I think it really keeps my excitement for climbing alive to be able to shift the focus to different
disciplines like ice/alpine/sport throughout the year. When I only sport climb for a longer period my
expectations usually grow, and the danger of frustration and hence low motivation is higher.


– You are not on social networks and it doesn’t seem to be a big deal to you. What influence does it have on you and how does it influence you or it doesn’t?
Actually, I do have Facebook and Twitter if that still counts as social media 😉
Instagram, I stopped consuming and posting a while ago when I noticed it made me compare myself
a lot and caused constant FOMO.
I found that many of the people I respect are very low-key about what they do, they are not on social
media and seem to do things primarily for themselves. That’s why I started questioning why I was
actually posting what I was posting and even though there were other reasons as well, for me it came
down to self-presentation and didn’t add any value.
But that is of course something very personal and can be different for other people.

– Who motivates you, or do you have examples from other climbers that inspire you or push you to do hard routes or is it just a matter of the line that inspires you?
It’s a bit cliché, but I would say my rope partners. They try hard on the wall and still have a pleasant,
chilled attitude at the crag. Also, I have climbed more with people that are stronger than me in the
last year and that probably helped my attitude towards hard climbs, because it shifts your standard
of what is hard. In general, routes that years ago I had in my head as too hard inspire me.


Cover pic: DAV – Silvan Metz

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