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COVID-19 : la saison des Coupes du Monde s’achève plus tôt que prévu

Dans un communiqué de presse qui est tombé ce matin, l’IFSC a le regret de nous annoncer que la Coupe du Monde de bloc et de vitesse prévue à Séoul, en Corée du Sud, du 1er au 3 octobre 2021, a été annulée.

Au début de la saison, quatre Coupes du Monde étaient programmées en Asie durant le mois d’octobre : Séoul, Xiamen, Wujiang et Jakarta. Il y a quelque temps, la fédération internationale décidait d’annuler les trois dernières étapes de la saison. Seule la manche de Séoul restait au programme.

Malheureusement, suite aux dernières restrictions appliquées en Corée du Sud pour lutter contre la pandémie de COVID-19, l’IFSC est contrainte une nouvelle fois d’annuler cette compétition.

Ainsi, il n’y aura pas plus d’étapes de Coupe du Monde de bloc et de vitesse cette saison. Toutefois, la Coupe du Monde d’handi-escalade prévue à Los Angeles les 9 et 10 octobre est confirmée.

Une finale de bloc sans précédent à Innsbruck !

Entre blessures, orages et batailles jusque dans les dernières secondes, la Coupe du monde de bloc d’Innsbruck a été sans précédent hier soir.

Alors qu’un violent orage est venu perturber les finales de la Coupe du Monde de bloc hier soir à Innsbruck, la Slovène Janja Garnbret a remporté sa deuxième victoire en Coupe du Monde de la semaine, tandis que chez les hommes, les japonais ont réussi l’exploit de truster toutes les places du podium.

Le doublé pour Janja Garnbret !

Après le bloc 3, la finale féminine a été annulée en raison d’une forte pluie et les résultats ont été calculés sur la base des trois premiers blocs. À ce jeu, Janja Garnbret s’impose une nouvelle fois ! Elle a littéralement survolé les trois premiers blocs des finales, les enchaînant tous à vue ! Elle remporte ainsi très largement cette Coupe du Monde de bloc et signe un doublé historique dans l’Histoire de l’escalade: c’est la première fois qu’une grimpeuse gagne la même semaine une Coupe du Monde de difficulté et une Coupe du Monde de bloc.

Un doublé historique pour Janja Garnbret, qui aura dominé tout au long de cette incroyable semaine à Innsbruck. © Vladek Zumr

Seule l’américaine Natalia Grossman aura pu rivaliser contre la slovène. Elle parvient elle aussi à enchaîner les trois premiers blocs mais mettra 9 essais au total pour en venir à bout. Elle remporte tout de même la médaille d’argent et signe son quatrième podium consécutif cette saison, après sa troisième place à Meiringen et ses deux victoires consécutives à Salt Lake City.

Enfin, le podium féminin est complété par la serbe Stasa Gejo, qui enchaîne 1 bloc en 2 essais et valide 3 zones.

La japonaise Futaba Ito a pris la 4ème place, suivie de sa compatriote Akiyo Noguchi, qui se classe 5ème, de la dernière Coupe du Monde de sa carrière sportive. En effet, il y a quelques jours, la japonaise annonçait mettre fin à sa carrière de compétitrice après les Jeux Olympiques de Tokyo. À 32 ans, son palmarès est unique: elle a participé à très exactement 169 Coupes du Monde et Championnats du Monde, montant sur la plus haute marche du podium 75 fois depuis sa première compétition internationale en 2005. La dernière compétition d’Akio Noguchi sera donc les Jeux olympiques de Tokyo, un événement de taille pour un adieu approprié, après une carrière extraordinaire.

Un dernier départ en Coupe du Monde pour Akiyo Noguchi, qui fera ses adieux à la scène internationale lors des Jeux Olympiques de Tokyo. © Vladek Zumr

Enfin, en raison d’une blessure qu’elle s’est faite à l’épaule dans le dernier bloc des demi-finales, la japonaise Miho Nonaka a dû abandonner la compétition, ne participant pas à la finale hier soir.

Trois japonais, trois médailles !

Trois japonais prenaient la tête de la compétition lors des demi-finales: Yoshiyuki Ogata, Tomoa Narasaki et Kokoro Fujii. Ces trois hommes n’ont pas quitté le sommet du classement et ont trusté toutes les places disponibles sur le podium de cette quatrième Coupe du Monde de bloc de la saison.

Alors que la compétition masculine a commencé avec du retard à cause des orages, les organisateurs ont décidé de supprimer le bloc 4 des finales, en raison du retard accumulé. Comme chez les femmes, les finalistes se sont donc uniquement affrontés dans les trois premiers blocs du circuit.

Et c’est finalement Yoshiyuki Ogata qui remporte cette compétition. Il sera le seul à enchaîner le premier bloc, shuntant intelligemment la méthode prévue par les ouvreurs, préférant utiliser des crochets de talon plutôt que des mouvements en no-foot bien plus compliqués pour atteindre le sommet du bloc.

Malgré les précautions prises par les ouvreurs pour forcer les finalistes à effectuer le passage en no-foot, Yoshiyuki Ogata a réussi à enchaîner ce premier bloc de manière statique. © Vladek Zumr

La coordination du deuxième bloc ne pose aucun problème à Yoshiyuki Ogata, qui adore ce genre de mouvement. Il valide ce bloc en seulement 2 essais. Notons l’incroyable performance du belge Simon Lorenzi dans ce même bloc: alors qu’il échoue à neuf reprises dans ce double jeté, il décide de mettre un ultime essai alors qu’il ne lui reste plus que 13 secondes au compteur. Comme par enchantement, il parvient à réaliser le premier mouvement dynamique. Il s’empresse alors d’aller chercher la prise de zone et se rue littéralement sur la dernière prise, parvenant à valider le bloc sur le buzzer !

L’enchaînement du deuxième bloc par le belge Simon Lorenzi était un temps fort de ces finales. © Vladek Zumr

Yoshiyuki Ogata ne parviendra pas au sommet de la dalle du troisième et dernier bloc des finales. Il restait alors une chance à Tomoa Narasaki de remporter la compétition: il devait enchaînement ce troisième passage. Mais bien qu’essayant de servir des trous de vis des volumes pour s’aider, le japonais n’y parviendra pas. C’est finalement son compatriote Kokoro Fujii, dernier finaliste à s’élancer hier soir, qui sera le seul grimpeur à atteindre le top.

Ainsi, avec deux tops à son actif, Yoshiyuki Ogata s’offre sa deuxième victoire en Coupe du Monde, devant Tomoa Narasaki et Kokoro Fujii. À domicile, l’autrichien Nicolai Uznik décroche une belle 4ème place, battant le belge Simon Lorenzi 5ème et l’américain Nathaniel Coleman 6ème.

Les résultats complets

Femmes

Hommes

La prochaine Coupe du Monde aura lieu le week-end prochain à Villars, en Suisse, avec au programme de la vitesse et de la difficulté.

L’incroyable hold-up des japonais en demi-finale de la Coupe du Monde de bloc d’Innsbruck !

À peine le temps de souffler, que la compétition repartait de plus belle à Innsbruck ! Après les finales de l’épreuve de difficulté hier soir, les grimpeurs se donnaient rendez-vous ce matin au pied du fronton de bloc, pour disputer les demi-finales de la quatrième Coupe du Monde de la saison.

Plus rien n’arrête Janja Garnbret !

Janja Garnbret est définitivement sur une autre planète. Depuis mercredi, la slovène enchaîne les épreuves, avec succès. Après avoir triomphé pendant toute la durée de la Coupe du Monde de difficulté (elle prenait la 1ère place en qualification, en demi-finale puis en finale hier), Janja continue sur sa lancée en bloc. Jeudi, lors des qualifications, elle s’adjugeait la première place du classement, en étant la seule à enchaîner tous les blocs.

Aujourd’hui, alors qu’on pourrait la penser fatiguée de ces quatre jours de grimpe consécutif au plus haut-niveau, il n’en est rien: elle prend de nouveau les rênes de la compétition, en trustant la première place des demi-finales. Et avec la manière ! Elle est de nouveau la seule grimpeuse à monter au sommet de tous les blocs du circuit. Une performance hallucinante !

Elle s’élancera donc ce soir en dernière position, et tentera de monter sur la plus haute marche du podium en bloc, après avoir gagné la Coupe du Monde de difficulté hier. Si elle y parvient, ce serait une première dans l’Histoire de l’escalade.

Au lendemain de sa victoire sur la Coupe du Monde de difficulté d’Innsbruck, Janja s’octroie la première place des demi-finales en bloc.

Une quatrième finale consécutive pour Natalia Grossman !

L’américaine Natalia Grossman vient de signer pour une quatrième finale consécutive. Depuis le début de la saison, la jeune grimpeuse de 20 ans ne cesse de nous faire rêver. C’est l’une des plus belles révélations de cette année 2021. À Meiringen, lors la première Coupe du Monde, elle montait sur le premier podium international de sa carrière. Puis, galvanisée par son public à Salt Lake City, elle décrochait deux victoires consécutives. Va-t-elle réussir à battre Janja Garnbret de nouveau en finale ce soir ? Lors des demi-finales ce matin, elle prenait la 4ème place, enchaînant les trois premiers blocs en 5 essais.

Natalia Grossman est la seule grimpeuse du circuit à s’être glissée en finale de toutes les Coupes du Monde de la saison.

Les japonais aux commandes chez les hommes

Un finaliste sur deux sera japonais ce soir ! Chez les hommes, les japonais ont été impressionnants. Ils trustent les trois premières places du classement avec une incroyable facilité. Avantage à l’un des grimpeurs les plus expérimentés de cette équipe, Kokoro Fujii. Comme Janja Garnbret, il sera le seul demi-finaliste à enchaîner tous les blocs, réalisant un impressionnant top dans le dernier bloc du circuit, qu’il sera le seul à vaincre.

Derrière lui, on retrouve Tomoa Narasaki, qui participe à sa deuxième Coupe du Monde de bloc de la saison. Après être resté aux portes des finales de l’épreuve de difficulté, il décroche aujourd’hui la 2ème place des demi-finales, avec 3 blocs en 4 essais. Il devance son compatriote Yoshiyuki Ogata, qui prend la 3ème position avec 3 blocs en 5 essais.

Chez les femmes, trois japonaises rentrent aussi dans le top 6: Futaba Ito et Miho Nonaka, qui se classent 2èmes ex-aequo juste derrière Janja Garnbret avec 3 blocs en 4 essais et Akiyo Noguchi, qui occupe la 5ème place des demi-finales.

Il va falloir s’habituer à voir ce maillot bleu à l’écran: ce soir, un finaliste sur deux sera japonais.

Pas de français en finale

Innsbruck n’aura décidément pas profité à notre équipe de France de bloc et de difficulté. Alors qu’aucun grimpeur ne parvenait à prendre sa place en finale de l’épreuve de difficulté, nos quatre tricolores engagés dans la demi-finale en bloc n’arrivent pas à s’exprimer et se retrouvent en bas du classement.

Oriane Bertone, qui s’élançait la première ce matin manque de concrétisation au sommet. Elle est la seule grimpeuse à valider toutes les zones mais à n’enchaîner aucun bloc. Elle prend la 16ème place de cette compétition, devant Julia Chanourdie, 19ème, qui valide 3 prises de zones.

Chez les hommes, nos français prennent aussi les dernières places de ces demi-finales. Après des qualifications plutôt prometteuses, Micka Mawem ne valide qu’un bloc, en 5 essais et prend la 18ème place. Mejdi Schalck, qui continue d’engranger de l’expérience à l’international termine cette fois 20ème de la compétition.

En revanche, aucun grimpeur ne portera le maillot bleu de l’équipe de France en finale ce soir.

Les résultats complets

Femmes

Hommes

La suite du programme

18h00 – 20h00: Coupe du Monde de bloc: finale femmes
20h00 – 22h00 : Coupe du Monde de bloc: finale hommes

Ce qu’il faut retenir des qualifications de la Coupe du Monde d’Innsbruck

Après les qualifications de la Coupe du Monde de difficulté qui se déroulaient hier, les grimpeurs se retrouvaient ce matin face au fronton de bloc, pour disputer la quatrième manche mondiale de la saison.

Voici ce qu’il faut retenir de ce tour de qualification.

Janja Garnbret au sommet de son art

Ce n’est pas une surprise de voir Janja Garnbret s’emparer de la tête du classement. La slovène a même réussi le pari d’enchaîner tous les blocs de qualification, une performance qu’elle sera la seule à réaliser. Après avoir trusté la première place des qualifications de l’épreuve de difficulté hier, va-t-elle réussir à conserver sa position dans les deux disciplines tout au long de la semaine et à remporter le doublé ?

Janja Garnbret vient aisément à bout des cinq blocs de qualification. © IFSC

Le duo américain Raboutou/Grossman de nouveau présent !

Ce n’est pas non plus étonnant de voir les deux prodiges américaines Brooke Raboutou et Natalia Grossman au sommet du classement. Après s’être particulièrement révélées lors des deux dernières Coupes du Monde à Salt Lake City (où Brooke décrochait la médaille de bronze à deux reprises et Natalia remportait deux victoires consécutives), les deux meilleures amies font de nouveau parler la poudre aujourd’hui. Brooke s’empare de la première place de son groupe de qualification, enchaînant 4 blocs en 5 essais, tandis que Natalia se classe juste derrière Janja, avec 4 blocs en 5 essais également.

Les japonais survoltés !

L’équipe japonaise était survoltée aujourd’hui ! Chez les hommes, ils sont six à entrer dans le top 9 et quatre d’entre eux occupent les cinq premières places du classement. Yoshiyuki Ogata parvient à s’emparer de la première place de son groupe, enchaînant les 5 blocs en 8 essais. Il est suivi par Tomoa Narasaki, Kokoro Fujii et Sohta Amagasa. Chez les femmes, elles sont trois japonaises à faire partie du top 6 des qualifications: Akiyo Noguchi, Miho Nonaka et Mao Nakamura. Au total, il y aura 12 grimpeurs nippons parmi les demi-finalistes samedi.

Comme d’habitude, les japonais ont mis la barre très haut dès les qualifications © Vladek Zumr

Jakob Schubert en grande forme !

Jakob Schubert, 30 ans, semble toujours au top de sa forme ! Après 17 ans de carrière internationale, l’autrichien figure encore parmi les grands favoris de cette compétition. Hier, il se classait deuxième des qualifications, juste derrière Adam Ondra et devant Alex Megos. Aujourd’hui, en bloc, il hausse le ton en s’emparant de la tête de son groupe, devant des spécialistes de la discipline comme Tomoa Narasaki ou Jongwon Chon. Va-t-il réussir l’exploit de remporter l’or dans les deux disciplines ce week-end face à son public ? En tout cas, il montre clairement qu’à quelques semaines des J.O, il est l’un des prétendants sérieux à une médaille olympique.

Quatre français en demi-finale !

Ils sont quatre grimpeurs tricolores à avoir décroché leur place pour les demi-finales samedi. Chez les hommes, Micka Mawem parvient à s’emparer de la 4ème place de son groupe, avec 2 blocs et 5 zones de validées. Il sera accompagné du jeune Mejdi Schalck, qui se classe 7ème de son groupe, avec lui aussi 2 blocs et 5 zones à son actif.

Chez les femmes, la meilleure prestation tricolore nous vient de Julia Chanourdie. Seule grimpeuse française à participer aux épreuves de difficulté et de bloc, elle décroche aujourd’hui la 9ème place des qualifications, après avoir terminé 12ème hier en difficulté. Enfin, Oriane Bertone s’est qualifiée de justesse pour les demi-finales en prenant la dernière place qualificative avec 2 blocs et 3 zones.

Comme à son habitude, Oriane Bertone joue avec le feu et poursuit la compétition de justesse. © Vladek Zumr

Des favoris qui passent à la trappe…

Certains forts bloqueurs n’ont pas réussi à faire partie du top 20 de cette quatrième Coupe du Monde de bloc de la saison. C’est par exemple le cas de Manu Cornu, qui manque de concrétisation. Il n’enchaîne aucun bloc du circuit et prend la 37ème place. Il en est de même pour l’américain Sean Bailey, vainqueur de la dernière Coupe du Monde de bloc à Salt Lake City, qui termine 47ème aujourd’hui. Le slovène Jernej Kruder ne parvient pas non à s’exprimer dans ces blocs et se retrouve 51ème du classement, le pire résultat de sa carrière depuis 2010. Chez les femmes, la demi-finale se disputera sans Fanny Gibert, qui n’enchaîne qu’un seul bloc aujourd’hui et termine 33ème.

Les autres français ne passent pas non plus en demi-finale: Emilien Casado termine 37ème, devant Bassa Mawem 102ème. Anouck Jaubert prend la 43ème place, devançant Maïlys Piazzalunga 51ème.

Les résultats complets

Femmes

Hommes

La suite du programme

Jeudi 24 juin 2021:

18h00 – 21h00 : Coupe du Monde d’handi-escalade: finales femmes & hommes

Vendredi 25 juin 2021:

10h00 – 12h30 : Coupe du Monde de difficulté: demi-finales femmes & hommes
20h00 – 21h00 : Coupe du Monde de difficulté: finale femmes
21h00 – 22h00 : Coupe du Monde de difficulté: finale hommes

Samedi 26 juin 2021:

10h00 – 12h10 : Coupe du Monde de bloc: demi-finales femmes & hommes
18h00 – 20h00: Coupe du Monde de bloc: finale femmes
20h00 – 22h00 : Coupe du Monde de bloc: finale hommes

Innsbruck accueille l’un des plus gros événements d’escalade de tous les temps !

5 jours, 4 disciplines, 3 Coupes du Monde et 1 Coupe d’Europe

À quelques semaines seulement du début des Jeux Olympiques à Tokyo, les quatre disciplines de l’escalade (difficulté, bloc, vitesse et handi-escalade) seront présentées sur une même compétition pour la toute première fois cette semaine (hors Championnat du Monde).

Quatre compétitions internationales se dérouleront donc pendant cinq jours sur les spectaculaires structures artificielles extérieures du complexe d’Innsbruck. Il y aura la toute première Coupe du Monde d’handi-escalade de l’Histoire, qui débute aujourd’hui, suivie de la première Coupe du Monde de difficulté de la saison, puis d’une nouvelle étape de Coupe du Monde de bloc et enfin, d’une Coupe d’Europe de vitesse.

Une Coupe du Monde de difficulté et une Coupe du Monde de bloc au même endroit pour la première fois de l’Histoire

Pour la première fois en 32 ans de Coupes du Monde, une épreuve mondiale de bloc et de difficulté aura lieu au même endroit. Il s’agira d’un test grandeur nature avec les Jeux Olympiques. En effet, la date de l’événement et le nombre de disciplines représentées offrent aux grimpeurs olympiens des conditions optimales pour un dernier test, à environ cinq semaines du début des Jeux Olympiques de Tokyo.

Au total, plus de 500 athlètes de 40 nations différentes sont attendus cette semaine en Autriche. Parmi eux, une centaine de grimpeurs présentant un handicap ouvre le bal dès aujourd’hui. « Les dernières compétitions d’handi-escalade ont fasciné et captivé les spectateurs. L’escalade est un sport individuel, mais l’expérience communautaire est forte. C’est pourquoi nous avons planifié dès le début de la semaine la Coupe du Monde d’handi-escalade comme une compétition à part entière. Et, bien sûr, nous avons mis l’handi-escalade au même niveau que toutes les autres disciplines ! » Heiko Wilhelm, directeur sportif de la fédération autrichienne d’escalade.

Les forces en présence

Tout le gratin mondial de l’escalade sera présent à Innsbruck cette semaine. Adam Ondra sera bien sûr de la partie. Habitué à s’entraîner régulièrement sur les structures d’Innsbruck, il prendra le départ de la première Coupe du Monde de difficulté de la saison, mais préfère faire l’impasse sur l’épreuve de bloc, lui qui s’était blessé à l’épaule lors de la dernière compétition à Salt Lake City.

Les japonais Tomoa Narasaki et Kokoro Fujii se battront également pour les premières places à Innsbruck. L’allemand Alex Megos sera aussi au départ, tout comme l’autrichien Jakob Schubert. Après quasiment deux ans sans compétition, le coréen Jongwon Chon, également qualifié pour les J.O, signera son grand retour sur la scène internationale.

Chez les femmes, Janja Garnbret fait office de grande favorite, mais elle devra faire face à ses rivales du moment, les américaines Brooke Raboutou et Natalia Grossman, qui font sensation depuis le début de la saison. Attention également aux fortes grimpeuses japonaises, comme Akiyo Noguchi, Futaba Ito ou Miho Nonaka, capables d’aller chercher une victoire en bloc comme en difficulté.

La composition des équipes de France

L’équipe de France d’handi-escalade

L’équipe de France d’handi-escalade sera composée de cinq grimpeurs, tous médaillés lors des Championnats du Monde en 2019. Chez les femmes, on retrouvera Solenne Piret et Lucie Jarrige, tandis que chez les hommes, ce sont Bastien Thomas, Thierry Delarue et Mathieu Besnard qui défendront les couleurs de la France.

L’équipe de France de difficulté

Pour cette première Coupe du Monde de difficulté de la saison, sept grimpeurs revêtiront le maillot de l’équipe de France sur l’impressionnant mur de difficulté d’Innsbruck. Chez les femmes, on retrouvera bien sûr Julia Chanourdie, qui représentera la France aux J.O dans quelques semaines, mais aussi Salomé Romain, Nina Arthaud et Manon Hily. Du côté des hommes, le jeune Paul Jenft prendra le départ de cette Coupe du Monde, aux côtés d’Adrien Lemaire et de Nao Monchois.

L’équipe de France de vitesse

En vitesse, sept grimpeurs prendront le départ de la Coupe d’Europe. Chez les femmes, on retrouvera Aurélia Sarisson, Victoire Andrier et Manon Lebon, et chez les hommes, Bassa Mawem sera de la partie plus de 18 mois après sa dernière compétition en date, aux côtés de Guillaume Moro, Yann Le Clercq et Marius Payet.

L’équipe de France de bloc

Enfin, l’équipe de France de bloc sera composée de dix grimpeurs: Fanny Gibert, Julia Chanourdie, Anouck Jaubert, Oriane Bertone, Mailys Piazzalunga, Micka et Bassa Mawem, Mejdi Schalck, Manu Cornu et Emilien Casado.

Le programme complet

Mardi 22 juin 2021 :

09h00 – 16h00 : Coupe du Monde d’handi-escalade: qualification femmes & hommes

Mercredi 23 juin 2021:

09h00 – 18h00 : Coupe du Monde de difficulté: qualification femmes & hommes
18h45 – 19h45 : Coupe d’Europe de vitesse: qualification femmes & hommes
20h15 – 21h00 : Coupe d’Europe de vitesse: finales femmes & hommes

Jeudi 24 juin 2021:

09h00 – 15h00 : Coupe du Monde de bloc: qualification femmes & hommes
18h00 – 21h00 : Coupe du Monde d’handi-escalade: finales femmes & hommes

Vendredi 25 juin 2021:

10h00 – 12h30 : Coupe du Monde de difficulté: demi-finales femmes & hommes
20h00 – 21h00 : Coupe du Monde de difficulté: finale femmes
21h00 – 22h00 : Coupe du Monde de difficulté: finale hommes

Samedi 26 juin 2021:

10h00 – 12h10 : Coupe du Monde de bloc: demi-finales femmes & hommes
18h00 – 20h00: Coupe du Monde de bloc: finale femmes
20h00 – 22h00 : Coupe du Monde de bloc: finale hommes

Live

Bien qu’il n’y aura pas de spectateurs sur place, le monde entier pourra suivre cet événement de près. Les demi-finales et finales des quatre disciplines seront diffusées en direct sur YouTube.

Finales Coupe d’Europe de vitesse:

Finales Coupe du Monde d’handi-escalade:

Demi-finales Coupe du Monde de difficulté:

Finales Coupe du Monde de difficulté:

Demi-finales Coupe du Monde de bloc:

Finales Coupe du Monde de bloc:

Mejdi Schalck nous parle de son incroyable début de saison !

À Briançon l’été dernier, Mejdi Schalck enflammait la foule, en finale de sa première Coupe du Monde de difficulté. Quelques mois plus tard, il endossait le maillot de l’équipe de France de nouveau, pour faire ses premiers pas en Coupe du Monde de bloc cette fois-ci.

Après une 12ème place à Meiringen, le jeune chambérien de 17 ans faisait sensation quelques jours plus tard à Salt Lake City. Parvenant à entrer en finale pour la première fois, Mejdi réalisait alors l’impensable: se faire une place sur le podium, entre Adam Ondra et Jakob Schubert, deux cadors de la discipline. Une performance incroyable, qui a surpris Mejdi lui-même. Le jeune français ne s’attendait pas à briller aussi rapidement sur la scène internationale senior.

Entretien avec Mejdi Schalck, l’un des français les plus prometteurs de sa génération.


Lors de la première manche à Salt Lake City, tu décrochais ta première médaille en Coupe du Monde. Qu’est-ce que ça fait de monter sur le podium, entouré d’Adam Ondra et de Jakob Schubert ?

Déjà, de participer à une Coupe du Monde avec toutes mes idoles et les dieux de l’escalade, c’est fou ! Mais alors monter sur le podium à leurs côtés, c’est vraiment incroyable ! Je crois que je ne réalise toujours pas ce qui m’est arrivé…

Comment as-tu appréhendé mentalement tes premières Coupes du Monde ? 

Je ne ressentais pas de grosse pression étant donné que c’est loin d’être l’objectif principal de ma saison. Mais j’avoue qu’avant les qualifs, on peut se faire peur quand on voit la liste des inscrits… On se dit que faire une demi-finale serait déjà un miracle, surtout quand on ne connaît pas son niveau par rapport au reste du gratin international, on peut vite penser que les autres sont tous intouchables.

Du coup, globalement, je n’ai pas trop ressenti de pression. Je suis surtout resté focus sur ma grimpe et sur la prise d’expérience pour plus tard.

Un premier podium international pour Mejdi Schalck, aux côtés de ses deux idoles, devenues ses rivaux © Vladek Zumr

Quand on te voit grimper, tu parais insouciant, grimpant essentiellement à l’instinct. Est-ce vraiment le cas ?

C’est vrai que je grimpe principalement à l’instinct, sans trop réfléchir. En général, je n’hésite pas à prendre des risques ! Je pense d’ailleurs que c’est un de mes points forts.


À la base, je visais surtout des performances en seniors dans un ou deux ans, je ne m’attendais pas du tout à une telle réussite dès cette année ! »


D’une manière générale, comment analyses-tu ton début de saison ? 

Globalement, je suis vraiment content de mes résultats sur ce début de saison, étant donné que faire une demi-finale me paraissait déjà être un exploit ! J’ai vraiment une chance énorme de pouvoir participer aux Coupes du Monde de bloc, même si à chaque fois, il y a toujours un peu de regrets en demi, car la finale se joue à rien. J’ai aussi rempli mon objectif principal que je m’étais fixé en début de saison: être double champion d’Europe jeune, de bloc et de difficulté.

Pour les points à améliorer, je pense qu’il me manque un peu de physique. C’est l’un de mes points faibles pour l’instant. Et je dirais aussi progresser dans ma gestuelle, dans différents types de mouvements, différents types de placements, que je ne maîtrise pas encore parfaitement.

Une grimpe intuitive et relâchée, qui fait la force de Mejdi Schalck © IFSC

Tu pointes actuellement à la 5ème du classement général des Coupes du Monde. T’attendais-tu à réussir aussi brillamment ton entrée sur la scène internationale senior en bloc ?

Non absolument pas ! C’est vraiment une surprise pour moi. À la base, je visais surtout des performances en seniors dans un ou deux ans, je ne m’attendais pas du tout à une telle réussite dès cette année !


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La saison de difficulté va bientôt débuter: va-t-on te voir à l’international dans cette discipline également ?

La diff est aussi importante que le bloc pour moi, je serai donc présent sur la saison internationale. Je participerai aux Coupes du Monde de Villars, Chamonix et Briançon. Pour Innsbruck, je préfère y aller uniquement pour le bloc.

Un début de saison renversant pour Mejdi Schalck, qui n’en revient pas lui-même © Vladek Zumr

Quels sont tes objectifs pour la suite de la saison ?

Pour la suite de la saison, même si je ne connais pas mon niveau par rapport au niveau senior en diff, je me fixe l’objectif de faire une finale en Coupe du Monde, et je pense qu’un podium est accrochable. L’objectif premier reste le double titre de champion du Monde jeune en août, en Russie.

Et à plus long terme, quel est ton rêve de grimpeur ?

J’aimerais faire partie des meilleurs grimpeur du monde, même si le chemin est encore très long. Et comme tous les grimpeurs qui font de la compétition, un de mes rêves à long terme ce sont les Jeux Olympiques de 2024, à Paris.

Le point sur le classement général des Coupes du Monde de bloc à la mi-saison

Alors que les compétiteurs ont quitté Salt Lake City après plus de deux semaines passées sur le sol américain, il est temps de faire le point sur le classement général. En effet, trois Coupes du Monde de bloc ont déjà eu lieu cette année et il reste encore trois étapes au calendrier. Nous voici donc à la mi-saison, l’heure de faire un premier bilan sur les forces en présence.

Une jeunesse survoltée chez les femmes !

Chez les femmes, nous assistons à un véritable séisme de la part des jeunes grimpeuses. Moyenne d’âge du top 4 mondial ? 19 ans seulement.

En tête de ce classement, on retrouve l’américaine Natalia Grossman. Vice championne du Monde jeune en 2019 à Arco, elle est la révélation de cette saison 2021. Dès la première étape de la saison, à Meiringen, elle frappait fort en décrochant sa première médaille en Coupe du Monde, terminant troisième. Depuis, elle n’a plus jamais quitté le podium, s’adjugeant sa première victoire internationale lors de première manche à Salt Lake City. Lundi, elle réitérait cette énorme performance en raflant l’or de nouveau lors de la deuxième manche américaine.

Trois Coupes du Monde, trois podiums et deux victoires pour l’américaine Natalia Grossman, en tête du classement général © Vladek Zumr

Juste derrière elle au classement général on retrouve notre française Oriane Bertone. Ayant tout gagné en catégorie jeune (Coupes d’Europe de bloc, Championnats d’Europe de bloc et de difficulté et Championnats du Monde de bloc et de difficulté), nous attendions avec impatience son arrivée dans la cour des grands. Une rentrée fracassante pour la jeune réunionnaise, qui s’adjugeait la médaille d’argent pour sa toute première participation à une Coupe du Monde ! Un mois plus tard, elle réitérait à Salt Lake City, montant sur la deuxième marche du podium pour la deuxième fois consécutive. Le week-end dernier, Oriane rentrait pour la troisième fois en finale cette saison et manquait le podium de peu, terminant 4ème. Avec 215 points, elle figure donc à la deuxième place du classement général, à 50 points de l’américaine Natalia Grossman.


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Janja Garnbret ne démérite pas, bien au contraire. La slovène occupe la troisième place de ce classement provisoire en ayant participé à deux des trois Coupes du Monde seulement. Une victoire à Meiringen et une deuxième place à Salt Lake City lundi lui ont permis de récolter 180 points.

Le top 5 du classement général:

1. Natalia Grossman (USA) 265 points
2. Oriane Bertone (FRA) 215 points
3. Janja Garnbret (SLO) 180 points
4. Brooke Raboutou (USA) 167 points
5. Miho Nonaka (JPN) 145 points

Adam Ondra, en tête du classement

Chez les hommes, c’est Adam Ondra qui figure en tête du classement général. Pour le moment, personne n’a encore réussi à détrôner le tchèque. Premier à Meiringen, il s’adjugeait une deuxième victoire à Salt Lake City, décrochant une nouvelle médaille d’or. Cela faisait plus de quatre ans qu’aucun grimpeur n’avait gagné deux Coupes du Monde consécutives. Toutefois, lors de la dernière manche américaine, Adam annonçait ne pas prendre part à la compétition, souffrant d’une petite douleur à l’épaule. Le tchèque est donc en tête du classement général, en ayant participé qu’à deux événements sur trois.

Pour le moment, Adam Ondra a remporté toutes les Coupes du Monde de l’année auxquelles il a participé.

Derrière lui, le japonais Kokoro Fujii le talonne de près. Lui a participé aux trois Coupes du Monde et a d’ailleurs signé trois finales. Après avoir terminé à deux reprises au pied du podium, il a finalement réussi à monter sur la boîte lundi, lors de la dernière manche à Salt Lake City, terminant 2ème.

Enfin, c’est l’américain Sean Bailey qui s’adjuge la troisième place du classement provisoire, grâce notamment à sa victoire le week-end dernier. Le jeune homme de 25 ans est monté en puissance depuis le début de la saison. 13ème à Meiringen, il s’améliorait ensuite lors de la première étape américaine en terminant 8ème. Lundi, il mettait tout le monde d’accord en s’adjugeant sa première victoire en Coupe du Monde, face à son public.


Lire aussi | Magnifique doublé américain sur la Coupe du Monde de Salt Lake City !


Chez les hommes, le premier grimpeur tricolore occupe la cinquième place de ce classement provisoire. Il s’agit de Mejdi Schalck, qui, comme Oriane Bertone, fait ses premiers pas en Coupe du Monde de bloc. Depuis le début de l’année, le jeune français de 17 ans impressionne. Lors de la deuxième étape de la saison, il parvenait à monter sur son premier podium international, décrochant une magnifique médaille d’argent, entouré par Adam Ondra et Jakob Schubert.

Le top 5 du classement général:

1. Adam Ondra (CZE) 200 points
2. Kokoro Fujii (JPN) 190 points
3. Sean Bailey (USA) 166 points
4. Yushiyuki Ogata (JPN) 155 points
5. Mejdi Schalck (FRA) 145 points

La suite de la saison

Trois Coupes du Monde de bloc sont encore à venir. La prochaine manche aura lieu à Innsbruck, en Autriche, du 23 au 26 juin. Les deux dernières étapes mondiales sont prévues au mois d’octobre, en Corée et en Chine. Notons que sur les six Coupes du Monde, seules les cinq meilleures seront comptabilisées pour effectuer le classement final.

Le classement général complet femmes

Le classement général complet hommes

Interview: Manu Cornu dresse le bilan de son début de saison

Après trois Coupes du Monde de bloc, nous voici déjà à la mi-saison. L’heure pour Manu Cornu, membre de l’équipe de France, de dresser le bilan de son début de ses trois premières compétitions.

Une 11ème place à Meiringen, une contre-performance lors de la première manche de Salt Lake City où il finissait 35ème et une frustrante 7ème place ce week-end: le français a connu des hauts et des bas depuis le début de l’année. Toutefois, l’ensemble est plutôt positif selon lui et son objectif principal de la saison est toujours dans son viseur, puisqu’il vient de décrocher sa place pour participer aux Championnats du Monde, qui auront en septembre à Moscou.

Parole à Manu Cornu.


Salut Manu ! Tout d’abord, physiquement, comment te sens-tu ? (Manu avait ressenti des douleurs à l’épaule entre les deux manches de Coupe du Monde à Salt Lake City)

Mon épaule ça va, j’ai eu quelques alertes physiques, qui je pense sont liées au voyage, au décalage horaire, à la fatigue, à l’altitude de Salt Lake, mais tout va bien, on a géré le repos, la récup, et je ne me suis pas senti limité sur les compétitions.

Quel suspens haletant en demi-finale ! Si Kokoro Fujii, dernier compétiteur à s’élancer, n’enchaînait pas le dernier bloc, alors tu rentrais en finale pour la première fois cette saison. Après quelques essais infructueux, il finit par valider ce bloc lors de son tout dernier essai, alors qu’il ne lui restait que quelques secondes au compteur. Comment vit-on ce genre de moment, assis sur le banc des spectateurs, quand son destin tient dans les mains d’un concurrent ?

Ce sont des moments compliqués… Ce n’est pas la première fois que ce scénario arrive avec Kokoro, dans une dalle, à la dernière seconde du dernier bloc… On a envie de croire que Kokoro est mon bourreau à ce moment-là, et on aimerait qu’il tombe. Mais en vérité, ma qualif pour la finale, je la perds dans le deuxième bloc, en prenant la zone en 11 essais dans un bloc qui est censé être dans mes qualités. Je n’en veux pas à Kokoro, allez si quand même un peu, mais je m’en veux surtout d’avoir gâché ce bloc 2… On dit souvent que ça se joue à des détails: les détails aujourd’hui, c’est 1 essai de top ou 2 essais de zones. C’est triste, mais c’est comme ça.


L’objectif fixé en début d’année, c’était les Championnats du Monde de bloc, il n’a pas changé


Bilan de ce début de saison: trois Coupes du Monde, deux demi-finales et un top 10 pour Manu Cornu © Vladek Zumr

Qu’as-tu pensé des blocs de finale ? Penses-tu que tu aurais pu t’exprimer dans ces passages ?

C’est dur d’avoir une analyse lucide quand on n’y est pas vraiment, maintenant oui, la finale m’aurait plu. Trois voire même les quatre blocs me correspondaient assez bien. Savoir ce que j’aurais pu faire dans ce tour, je préfère ne même pas y penser. Et on ne le saura jamais.

Avec trois étapes mondiales de passées, nous voilà déjà à la mi-saison. Quelles conclusions tires-tu de ces trois premières Coupes du Monde ?

J’ai un bilan plutôt positif, même si je vise plus haut que ça. Je suis 13ème du classement général en passant à côté d’une des étapes et j’aurais pu passer en finale sur mes deux demies. Je pense donc que je suis dans le vrai, maintenant j’ai du mal à démarrer mes compétitions, les qualifs sont des moments compliqués. On doit travailler plus, pour se donner plus de chance.

Quels sont tes objectifs pour la suite de la saison ? Va-t-on te voir sur des compétitions de difficulté ?

L’objectif fixé en début d’année, c’était les Championnats du Monde de bloc, il n’a pas changé. J’ai décroché ma place ce week-end en finissant dans les huit premiers, donc c’est cool. Je chercherai à prendre ma place pour la diff si je suis prêt et si ça a du sens, ce n’est pas vraiment mon projet aujourd’hui.

Cette équipe de France semble avoir retrouvé un vent de fraîcheur avec l’arrivée de jeunes talents comme Mejdi Schalck ou Oriane Bertone. Quelle est la relation entre ces jeunes et les plus « anciens » ? Est-ce que ça te motive à te surpasser encore plus ?

Il y a vraiment une bonne connexion avec Mejdi, j’essaye de lui apporter mon expérience, il m’apporte sa fougue et son insouciance. Je pense qu’on forme un bon duo, on a envie de se retrouver en finale ensemble, on va bosser pour.

Alors, oui c’est sûr, j’ai l’impression d’avoir rajeuni 😅 Il va faire mal s’il continue sur sa lancée, mais évidemment que je vais me battre pour rester devant lui le plus longtemps possible !

Jessica Pilz se rompt une poulie lors des finales de la première manche de Coupe du Monde à Salt Lake City

Mauvaise nouvelle pour Jessica Pilz. Lors des finales de la première manche de Coupe du Monde de bloc à Salt Lake City le week-end dernier, l’autrichienne s’est rompu totalement une poulie dans l’annulaire gauche.

Après deux premiers essais infructueux dans le second bloc des finales, Jessica Pilz parvenait à valider la prise de zone lors de son troisième essai. Après un gros combat pour arriver jusque-là, l’autrichienne ne lâche rien et attrape une petite arquée située sur un volume, lui permettant de se redresser à la seule force de la main gauche et d’atteindre le top. Mais ce mouvement lui aura coûté cher: le bruit sourd qu’elle entendra au moment de tirer sur cette arquée est en fait le bruit de sa poulie A4 de l’annulaire gauche qui se rompait sous la forte pression exercée.

Grimper en finale de la Coupe du Monde le week-end dernier n’a pas été aussi amusant que je ne l’espérais… Pendant le deuxième bloc, j’ai entendu un craquement assez fort dans mon annulaire gauche. Je me suis arrêté un moment, mais sur le coup, je n’ai pas ressenti de douleur, j’ai donc fini le bloc et je suis retourné en isolement… Je ne pouvais alors plus tenir une arquée, mais j’ai quand même continué car le bloc 3 ne comportait que des plats.

Juste après les finales, j’ai passé une échographie qui a révélé une poulie A4 complètement rompue.

Évidemment, une blessure n’est pas ce dont j’avais besoin en ce moment, mais je relève le défi et je ferai tout pour être de retour le plus vite et le plus fort possible… »

Jessica Pilz

À quelques semaines des Jeux Olympiques, Jessica Pilz va donc devoir redoubler d’efforts pour se soigner et faire son retour le plus rapidement possible sur le mur.

Magnifique doublé américain sur la Coupe du Monde de Salt Lake City !

Salt Lake City a vécu un moment historique cette nuit ! Pour la première fois de l’Histoire, deux américains sont montés sur la plus haute marche du podium, applaudis par un public définitivement conquis. Natalia Grossman et Sean Bailey ont fait le show, raflant la médaille d’or, au terme d’une belle finale.


Une première victoire en Coupe du Monde pour Sean Bailey !

L’américain Sean Bailey était survolté cette nuit ! Le jeune grimpeur de 25 ans, habitué à performer sur le rocher (il compte deux 9a+ à son actif et un 8C+ bloc), semblait complètement insensible à la gravité.

Il sera le seul grimpeur à enchaîner deux blocs en finale. Le premier bloc, un jeté sur lequel il fallait « rebondir » de prises en prise à trois reprises, tombe sous ses assauts lors de sa septième tentative. Puis, c’est dans le dernier bloc des finales que l’américain fait la différence: il parvient à réaliser un spectaculaire mouvement de coordination pensé par les ouvreurs, pour le plus grand bonheur des spectateurs américain présents sur place.

  • La foule s’enflamme au moment où Sean Bailey survole littéralement le dernier bloc des finales:

 

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À la fin des finales Sean Bailey sera le seul à compter deux tops à son actif, s’adjugeant sa première victoire en Coupe du Monde.

Je n’arrive même pas à y croire ! Je n’ai jamais osé penser que je remporterai une Coupe du Monde un jour… C’est complètement dingue que ça arrive ici !

Les blocs étaient super durs et je voulais simplement tout mettre en oeuvre pour arriver au sommet. Je me suis engagé à 200% pour cela… Et ça a payé !

Merci à ce public de folie, l’ambiance est géniale ici ! »

Sean Bailey

Les japonais Kokoro Fujii et Tomoa Narasaki complètent le podium. Médaillé d’argent, Kokoro Fujii aura été le seul grimpeur avec Sean Bailey à venir à bout du premier bloc, tandis que Tomoa Narasaki, qui s’octroie le bronze pour son retour en Coupe du Monde, sera le deuxième grimpeur après Sean à réaliser le dernier bloc, avec une facilité déconcertante.

Derrière, c’est l’hécatombe. Les trois autres finalistes n’enchaîneront aucun bloc, et les blocs 2 et 3 resteront vierges de toute ascension. Cette finale masculine était particulièrement exigeante et le niveau des blocs probablement trop élevé pour que les finalistes puissent réellement s’exprimer sur l’ensemble des passages.

Les résultats complets hommes

L’incroyable finale de Natalia Grossman !

Elle a tout simplement été majestueuse ! Natalia Grossman a signé l’une des plus belles finales de l’Histoire des Coupes du Monde de bloc ! Face à son public, la jeune grimpeuse américaine a décroché l’or pour la deuxième fois consécutive, en réalisant la finale parfaite: elle enchaînera tous les blocs de finale à vue ! Une performance incroyable.

Qualifiée en dernière position pour les finales, Natalia Grossman était donc la première compétitrice à s’élancer. « Passer première m’a permis de ne pas me prendre la tête, de profiter, de m’amuser et de ne ressentir aucun stress pendant toute la soirée »  déclare l’américaine. Tout au long de la compétition, le sourire ne quittera pas son visage. Natalia Grossman se fait plaisir et ce sentiment se transmet dans sa grimpe. Car malgré la diversité, la complexité et le caractère aléatoire des blocs, aucun ne fera chuter la jeune américaine de 19 ans, qui valide tous les passages à vue, s’offrant une magnifique victoire.

Quel début de saison incroyable pour elle. Trois Coupes du Monde de bloc, trois podiums et deux victoires consécutives. Natalia Grossman est incontestablement la compétitrice en forme du moment !

Natalia Grossman n’en revient pas: en réalisant le dernier bloc à vue, elle s’offre sa deuxième victoire consécutive en Coupe du Monde © Daniel Gajda

Même Janja Garnbret, habituée à enchaîner les blocs à une vitesse folle, ne pourra rivaliser. Si la slovène parvient elle aussi à valider tous les passages, elle lâche tout de même un essai supplémentaire dans les deux premiers blocs des finales, devant alors se contenter de la médaille d’argent. C’est donc la fin de l’incroyable série de victoires de Janja, qui avait remporté les sept dernières Coupes du Monde de bloc auxquelles elle avait participé.

Sur la troisième marche du podium, on retrouve une deuxième américaine, déjà médaillée de bronze la semaine dernière, Brooke Raboutou. La jeune grimpeuse américaine, qualifiée pour les Jeux Olympiques, aura réalisé une très belle compétition, enchaînant les trois premiers blocs en 5 essais.

L’émotion se lit sur le visage de Brooke Raboutou, heureuse de renouer avec le podium aux côtés de sa coéquipière Natalia Grossman © Daniel Gajda

Oriane Bertone au pied du podium

Pas de podium cette fois-ci pour notre française Oriane Bertone. Seule grimpeuse tricolore engagée en finale, Oriane n’est pourtant pas passée loin d’une nouvelle médaille internationale.

Après un premier bloc qu’elle enchaînera au bout de 5 essais, elle bute dans le second bloc des finales, ne parvenant pas à tenir une grosse prise plate. Elle repart bredouille en isolement, sans être parvenu à valider la zone. Mais notre française se rattrape dans les deux derniers passages, qu’elle réalise en seulement deux essais, s’adjugeant une belle 4ème place.

Oriane Bertone aura de nouveau prouvée qu’elle a sa place parmi les meilleures bloqueuses de la planète © Vladek Zumr

Les résultats complets femmes

Le replay des finales

La suite ?

Prochain rendez-vous international à Innsbruck, en Autriche, du 23 au 26 juin pour la quatrième Coupe du Monde de bloc et la première Coupe du Monde de difficulté de la saison.

Fanny Gibert nous raconte ses qualifications

Fanny Gibert a réussi à décrocher son billet pour les demi-finales de cette troisième Coupe du Monde de la saison. Pourtant, quelques minutes seulement avant le début de la compétition, la française n’était pas sûre de pouvoir prendre le départ. En effet, elle souffrait de douleurs au ventre depuis vendredi.

Mais mentalement, Fanny trouve la ressource nécessaire pour aller se battre face aux cinq blocs de qualification. Bien lui en a pris puisqu’elle réalise la meilleure performance tricolore de la journée, accrochant la 7ème place des qualifications.

Depuis vendredi midi, j’étais malade, j’avais vraiment de grosses crampes à l’estomac et c’est depuis le fond de mon lit que j’ai regardé les finales de vitesse… C’était pas la joie, je n’étais même pas sûre de réussir à grimper aujourd’hui, donc je suis vraiment hyper contente d’avoir pu grimper… Et en plus d’avoir bien grimpé !

Je n’avais donc pas beaucoup d’énergie, mais je me suis battue et j’ai fait tout ce que j’ai pu pour réussir à donner le meilleur de moi-même à l’instant t. Je suis hyper fière d’avoir réussi à me battre comme je l’ai fait, parce que vraiment, je revenais de loin. Avant de rentrer en isolement, je n’allais pas bien du tout. C’est vraiment incroyable ce que l’on est capable de faire même en étant dans des états vraiment pas top. Je suis impressionné par les ressources que j’ai réussi à trouver pour réaliser cette performance, vu l’état dans lequel j’étais juste avant de démarrer la compétition.

Les blocs étaient super sympas. C’était de belles ouvertures, ça donnait envie de grimper ! Je suis contente de ma grimpe, j’étais concentrée sur ce que j’avais à faire. J’ai grimpé juste et c’est super cool quand ça se passe comme ça.

En plus maintenant ça va mieux, donc je suis encore plus contente de pouvoir grimper en demi-finale sans avoir mal au ventre ! »

Fanny Gibert dans le premier bloc de qualification:

 

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Coupe du Monde de bloc de Salt Lake City: le résumé des qualifications

La troisième Coupe du Monde de bloc de la saison (et la deuxième manche consécutive ici à Salt Lake City) s’est déroulée cette nuit, décalage horaire oblige, par un tour de qualification très animé. Si Adam Ondra a préféré ne pas prendre le départ de la compétition en raison d’une douleur à l’épaule, nous avons tout de même assisté à de belles performances, chez les hommes comme chez les femmes.

Retour sur les qualifications de cette nouvelle Coupe du Monde, qui nous promet son lot de spectacle !


Une (très !) solide équipe japonaise

L’équipe nippone a réalisé la meilleure performance collective cette nuit. Au total, chez les hommes comme chez les femmes, 10 grimpeurs japonais se qualifient pour les demi-finales !

En tête, c’est le grimpeur le plus expérimenté de cette équipe, Kokoro Fujii, qui réalise la meilleure performance japonaise. Finaliste des deux premières Coupes du Monde de l’année, le grimpeur nippon de 28 ans a terminé à deux reprises 4ème, au pied du podium. Ce week-end, il compte bien monter sur la boîte, et sa performance en qualification lui laisse de bons espoirs. Il enchaîne tous les blocs de qualification en seulement 7 essais. Personne ne fera mieux que lui, de quoi lui permettre de prendre la tête des qualifications masculines.

Kokoro Fujii s’empare de la tête des qualifications © Vladek Zumr

Pourtant, son compatriote Tomoa Narasaki a bien failli s’emparer de cette première place. Car oui, le grimpeur japonais, grand favori à la médaille d’or olympique, a signé son grand retour en compétition cette nuit. Sa dernière Coupe du Monde datait d’il y a quasiment deux ans jour pour jour: c’était le 8 juin 2019, à Vail, sur le sol américain. Tous les regards étaient donc rivés sur le talentueux japonais, qui a démarré la compétition sur les chapeaux de roue: il valide le premier bloc à vue, puis le second également, tout comme le troisième et le quatrième bloc. Aucun des quatre premiers blocs n’aura fait chuter Tomoa, une performance sensationnelle. Il faudra attendre le cinquième et dernier bloc du circuit pour que le japonais se retrouve en difficulté. Mais 4 essais plus tard, il atteignait déjà la prise finale, de quoi prendre la deuxième place du classement.

Il faudra également surveiller de près le jeune Sohta Amagasa, qui faisait son apparition sur le circuit senior lors de la Coupe du Monde de Meiringen. Ce japonais de 20 ans avait réussi à entrer en finale de sa première compétition internationale senior. Cette nuit, il a été l’un des cinq hommes à enchaîner tous les blocs de qualification.

Mejdi Schalck et Manu Cornu en demi-finale !

Du côté de l’équipe de France, deux grimpeurs ont réussi à rentrer dans le top 20 des qualifications: Mejdi Schalck et Manu Cornu.

Le jeune Mejdi, qui décrochait sa première médaille en Coupe du Monde la semaine dernière, juste derrière Adam Ondra, s’offre une troisième demi-finale consécutive cette saison. Seul le bloc 2 lui résistera. Il enchaînera les quatre autres en 8 essais, ce qui lui permettra de prendre la 8ème place des qualifications.

Ça passe aussi pour Manu Cornu… mais de justesse ! Le français décroche la 20ème et dernière place qualificative pour les demi-finales et aura croisé les doigts un long moment en espérant que personne ne lui truste cette ultime position. Manu bute dans les bloc 2 et 4 mais réalise les trois autres blocs très facilement, à vue ou en 2 essais. Après sa contre-performance le week-end dernier, où il terminait 35ème, nous le retrouverons donc de nouveau en demi-finale ce soir.

Qualifié de justesse pour les demi-finales, Manu Cornu sera le premier à nous faire découvrir les blocs ce soir © Vladek Zumr

Déception en revanche pour Micka Mawem, pour qui la compétition s’arrête dès les qualifications. 10ème la semaine dernière, il comptabilise 3 blocs en 4 essais, mais ne parvient pas à valider la prise de zone du dernier passage, ce qui lui coûtera sa place en demi-finale. Il termine 27ème de cette troisième Coupe du Monde.

L’impressionnant retour de Janja Garnbret

Sans surprise, Janja Garnbret a enchaîné avec une facilité déconcertante tous les blocs de qualification. Absente le week-end dernier lors de la première manche américaine, la slovène a donné le ton dès le début de la compétition: elle était la première grimpeuse à s’élancer et a rapidement enchaîné tous les blocs du circuit. Tous tombent à vue, sauf le bloc 3, dans lequel elle lâchera un tout petit essai supplémentaire pour atteindre le top. 5 blocs en 6 essais, un score quasi parfait pour Janja, qui s’empare de la tête du classement.

Elle est suivie de près par la japonaise Miho Nonaka et l’américaine Natalia Grossman, qui avait décroché l’or la semaine dernière. Enfin, la jeune japonaise Futaba Ito est la quatrième grimpeuse à atteindre le sommet de tous les blocs de qualification, en 14 essais.

Le sourire sur les lèvres de Natalia Grossman n’est pas retombé depuis sa médaille d’or la semaine dernière © Wriley Robles

Un nouveau top 20 pour Fanny Gibert et Oriane Bertone !

Tout comme chez les hommes, deux grimpeuses tricolores seront à suivre en demi-finale ce soir. Fanny Gibert et Oriane Bertone ont réussi à rentrer de nouveau dans le top 20 de cette compétition.

Comme la plupart des grimpeuses, Fanny ne parviendra pas à venir à bout du bloc 3, le plus physique de toute la compétition. Mais au terme d’un gros combat, notamment dans le bloc 4, qu’elle enchaîne lors de son 7ème essai, elle parvient à valider tous les autres passages, terminant 7ème des qualifications. Un beau résultat pour notre française, qui n’était même pas sûre de pouvoir prendre le départ de cette compétition quelques minutes seulement avant son lancement. En effet, depuis quelques jours, la françaises souffre de crampes au ventre. Heureusement, Fanny a su se mobiliser mentalement pour finalement décrocher sa place en demi-finale.

Oriane Bertone quant à elle occupe la 17ème place et sera l’une des premières grimpeuses à s’élancer en demi-finale ce soir. Mais pas d’inquiétude: la semaine dernière, la jeune française avait commencé la compétition en douceur, prenant la 18ème place des qualifications. Elle avait ensuite fini par décrocher la médaille d’argent en finale. Notre jeune française pourrait établir un scénario similaire ce week-end. Cette force de la nature, devenue la chouchoute du public américain, saura nous faire rêver ce soir en demi-finale.

Comme la semaine dernière, Oriane Bertone démarre la compétition en douceur © Vladek Zumr

Pour sa deuxième expérience en Coupe du Monde, Maïlys Piazzalunga prend la 27ème place avec 2 blocs en 5 essais et 4 zones. Anouck Jaubert, qui participait à cette compétition de bloc dans le cadre de sa préparation pour les Jeux Olympiques, termine 48ème avec 1 zone.

Les résultats complets femmes

Les résultats complets hommes

La suite du programme

Épreuve
Horaires Salt Lake City

Horaires France

Demi-finales bloc
hommes & femmes
Dimanche 30/05: 11h00 – 13h15

Dimanche 30/05: 19h00 – 21h15

Finale bloc hommes
Dimanche 30/05: 17h00

Lundi 31/05: 1h00

Finale bloc femmes
Dimanche 30/05: 18h30

Lundi 31/05: 2h30

 

Live

Demi-finales

Finales 

Dernière minute: Adam Ondra ne participera pas à la Coupe du Monde de bloc ce week-end !

Le duel entre Tomoa Nagasaki et Adam Ondra n’aura finalement pas lieu ce week-end. Le tchèque vient tout juste d’annoncer qu’il ne prendra pas le départ de la troisième Coupe du Monde de bloc de la saison dans quelques heures.

En effet, en finale la semaine dernière, Adam Ondra s’est blessé à l’épaule. Même si la blessure ne semble pas trop importante, par prudence, le numéro 1 mondial préfère faire l’impasse sur cette compétition, par peur d’aggraver la situation.

Même si j’attendais avec impatience ce week-end de compétition, même si en ce moment je meurs d’envie de participer à des compétitions, je laisse la raison prendre le dessus sur la passion et je fais le choix de ne pas concourir ce week-end.

Je me suis blessé à l’épaule en finale la semaine dernière. Ce n’est pas très grave, je peux toujours grimper, mais certains mouvements me font tout de même mal et sont trop dangereux pour moi. Si je décidais de prendre part à la compétition, je me serais certainement retrouvé dans une situation où j’aurais dû abandonner pour éviter une blessure grave. »

Adam Ondra

COVID-19: L’équipe suisse placée en quarantaine

Testé positif au COVID-19 en début de semaine, le grimpeur suisse Nils Favre est en isolement ainsi que le reste de l’équipe suisse.

En prévision de la deuxième Coupe du Monde de bloc de Salt Lake City, qui débute aujourd’hui, tous les athlètes, membres du staff et officiels ont dû passer un test COVID-19 lundi. Nils Favre, grimpeur de l’équipe suisse a été testé positif.

À l’exception de Petra Klingler, qui est la seule membre de l’équipe suisse à avoir été entièrement vaccinée, toute l’équipe est désormais placée en isolement. Sur le plan de la santé, tous se portent bien. Petra Klingler sera donc la seule grimpeuse suisse à participer à la compétition ce week-end comme prévu.

  • Nils Favre a tenu à expliquer la situation:

Bon… Je pense que ma tête sur la photo résume bien la situation 🙏

Tout d’abord, j’ai grimpé ici à Salt Lake City le week-end dernier et j’ai senti que j’étais un peu faible tout au long de la compétition. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi, mais en même temps une compétition aussi épuisante et 8 heures de décalage horaire sont déjà des raisons suffisantes pour être fatigué. Maintenant j’ai la vraie réponse : je suis le malchanceux qui a été testé positif au COVID-19 lundi 😭 Ma première réaction a été une énorme frustration, car je savais que je ne pourrais pas prendre part à la compétition ce week-end en étant positif. J’ai travaillé très dur pour être ici et enfin pouvoir voyager et concourir. Puis après quelques minutes, j’ai réalisé à quel point la situation était compliquée, non seulement pour moi mais aussi pour l’ensemble de la compétition. Comment devais-je procéder avec une si mauvaise nouvelle ? L’équipe suisse et moi-même nous sommes comportés de manière très responsable dans nos déplacements et avons respecté les règles tout le temps. J’avais un test COVID négatif quelques jours avant le départ pour les US. Je ne comprends pas où j’ai pu être infecté. Cela semble impossible avec toutes les précautions prises, mais cela montre une fois de plus à quel point ce virus est dangereux 😢.

Bien sûr, j’ai été en contact avec un très grand nombre de personnes les deux jours précédant mon test positif. Après de longues discussions sur ce que je pouvais faire et quelles étaient mes responsabilités, j’ai écrit un carnet de bord précis et 100% transparent sur tous mes déplacements et les personnes que j’avais rencontrées depuis que j’ai atterri aux USA. Je me sens mieux dans ma tête maintenant, j’ai réalisé que j’avais fait de mon mieux pour éviter que cela ne se produise. J’ai donné toutes les informations au département de la santé de l’IFSC et de Salt Lake City, afin qu’ils puissent décider de ce qu’ils devaient faire 🙏.

Je me suis définitivement senti malade depuis que j’ai été testé positif: maux de tête, douleurs à la gorge, sensation d’être vraiment faible… Je suis heureux d’être encore jeune et d’être en très bonne santé et j’espère que je n’aurai pas de problèmes à cause du COVID. Je sens déjà que je vais mieux maintenant. Honnêtement, la partie la plus difficile a été de gérer mentalement toute la pression avec les nombreux appels de l’IFSC, le département de la santé, le coach, les amis… Ce n’est pas ma responsabilité de décider si c’est assez sûr ou non de maintenir la deuxième Coupe du Monde ici à Salt Lake City. J’ai donné tous les détails à l’IFSC et ils prendront, je l’espère, les meilleures décisions. Nous (les athlètes) rêvons tous de pouvoir participer aux compétitions comme avant et de voyager, mais une pandémie mondiale ne doit pas être traitée comme un jeu ou comme un problème mineur.

Heureusement, je ne suis pas allé dans des bars ou les fêtes organisées après la première Coupe du Monde comme beaucoup d’autres personnes l’ont fait – cela aurait été un désastre. Ces compétitions sont si importantes pour nous, les athlètes. Je demande vraiment à toutes les personnes impliquées dans ces événements de continuer à suivre les règles du COVID et de rester responsables.

Je suis isolé seul dans un appartement ici et j’attends que le département de la santé me laisse revenir en Suisse. »

Nils Favre

Coupe du Monde de Salt Lake City: ACTE II !

On prend les mêmes, et on recommence ! Enfin presque… Ce week-end se déroule une nouvelle Coupe du Monde à Salt Lake City, aux États-Unis. Un copié/collé du week-end dernier ? Pas tout à fait. Car si le mur et les ouvreurs seront les mêmes, il y a du mouvement côté grimpeurs, avec l’arrivée de nouveaux compétiteurs (et pas n’importe qui !) et le départ d’autres athlètes.

En plus de cette Coupe du Monde de bloc, c’est aussi la grande rentrée pour les grimpeurs les plus rapides de la planète. En effet, Salt Lake City accueille dès aujourd’hui la première Coupe du Monde de vitesse de la saison, la dernière datant d’il y a presque deux ans.

Le retour de l’escalade de vitesse à l’international !

Enfin ! Les vitesseux vont enfin pouvoir renfiler leur maillot national et se confronter au reste de la planète ! Alors que la dernière Coupe du Monde de vitesse avait lieu en Chine en 2019, il est grand temps pour les grimpeurs les plus rapides du globe de faire leur retour en compétition. Étonnement, seules 25 femmes et 40 hommes sont inscrits sur la liste de départ. Cela signifie donc que plusieurs non-spécialistes de la vitesse se qualifieront peut-être pour les phases finales, de quoi réaliser un entraînement grandeur nature à quelques semaines des Jeux Olympiques.

Chez les hommes, les russes n’ayant pas fait le déplacement, aucun des 9 premiers classés à la Coupe du monde 2019 ne sera présent. Il faudra tout de même surveiller de près l’italien Champion du Monde en titre Ludovico Fossali. Chez les femmes, la course risque d’être plus serrée, car sur les 20 athlètes inscrites, cinq figurent dans le top 12 du classement mondial 2019. Anouck Jaubert, qui revient de blessure, fait partie des favorites, tout comme les polonaises Aleksandra Miroslaw et Natalia Kalucka.

En l’absence de nombreux spécialistes, Tomoa Narasaki pourrait bien s’imposer en vitesse ce soir © IFSC

Le retour de Janja Garnbret et Tomoa Narasaki en bloc !

La troisième Coupe du Monde de bloc de la saison, qui se déroulera samedi et dimanche, nous promet un grand spectacle ! Si la plupart des grimpeurs seront les mêmes que le week-end dernier, quelques changements sont tout de même à noter.

Tout d’abord, tous les regards seront rivés sur Tomoa Narasaki.Après plus de deux ans loin des compétitions, le japonais renfile pour la première fois sa tenue de compétiteur ce week-end. Il s’est préparé pendant de longs mois, seul, au Japon, en vue de s’améliorer dans les trois disciplines pour tenter de décrocher l’or à Tokyo cet été. Pour la première fois cette saison, il va se confronter à son plus grand rival: Adam Ondra, vainqueur des deux premières étapes internationales de l’année. Alors, qui remportera la compétition ce week-end ? Il faudra également surveiller de près le japonais Kai Harada, également sélectionné pour les J.O, qui avait fait l’impasse sur les deux premières Coupes du Monde.

Adam Ondra va-t-il remporter une troisième victoire consécutive ce week-end ? © Vladek Zumr

Chez les femmes, Janja Garnbret est de retour ! La slovène, qui avait décidé de faire l’impasse sur la première compétition américaine la semaine dernière, a bel et bien fait le déplacement ce week-end. Tout comme la majorité des grimpeurs olympiens, elle participera à l’épreuve de vitesse et de bloc ce week-end. La japonaise Akiyo Noguchi, qui avait pris part à la Coupe du Monde de Meiringen, mais qui n’était pas là la semaine dernière, sera également de la partie ce week-end.

Il faudra également garder un oeil sur notre jeunesse nationale, qui a brillé la semaine dernière à Salt Lake City ! Malgré l’arrivée de ces grosses pointures, Oriane Bertone et Mejdi Schalck vont-ils réussir à se faire une place de nouveau sur le podium ?

Du côté des sortants, Shauna Coxsey, présente à Salt Lake City le week-end dernier, ne participera pas à la deuxième manche américaine. Il en est de même pour les autrichiens Jessica Pilz et Jakob Schubert, tous deux finalistes la semaine dernière.

Oriane Bertone tentera d’aller chercher une nouvelle médaille ce week-end à Salt Lake City © Vladek Zumr

Un athlète testé positif au COVID-19

Dans un communiqué de presse envoyé en début de semaine, la fédération internationale annonçait qu’un compétiteur suisse avait été testé positif au COVID-19, au lendemain des finales de la Coupe du Monde de Salt Lake City. Aussitôt, un protocole a été mis en place par l’IFSC et toute personne ayant été en contact étroit pendant plus de 15 minutes avec le grimpeur infecté ne pourra participer à la nouvelle manche ce week-end. C’est par exemple le cas de l’ukrainien Sergii Topishko, qui a occupé la même voiture que l’athlète testé positif.

Pour l’instant nous ne savons pas si d’autres conséquences auront lieu sur l’étape de ce week-end.

L’équipe de France

Onze français seront à suivre ce week-end pour cette nouvelle Coupe du Monde à Salt Lake City.

Du côté de nos bloqueurs, nous retrouverons les mêmes grimpeurs tricolores que la semaine dernière, à savoir Mejdi Schalck, Manu Cornu, Micka Mawem, Fanny Gibert, Maïlys Piazzalunga et Oriane Bertone, à l’exception près que la grimpeuse olympienne Anouck Jaubert vient renforcer cette équipe ce week-end.

L’équipe de France de vitesse, qui fera ses débuts dans quelques heures seulement, sera composée d’Aurélia Sarisson, de Capucine Viglione, d’Anouck Jaubert, de Guillaume Moro, de Pierre Rebreyend et de Micka Mawem.

Notons que Julia Chanourdie, qui s’est blessée à l’épaule quelques jours après son arrivée sur le sol américain, ne participera pas à cette compétition.

En constante progression depuis le début de la saison, Micka Mawem espère bien rentrer en finale ce week-end © Vladek Zumr

Le programme complet

Épreuve
Horaires Salt Lake City

Horaires France

Qualifications vitesse
Vendredi 28/05: 12h30 – 15h30

Vendredi 28/05: 20h30 – 23h30

Finales vitesse
Vendredi 28/05: 20h00

Samedi 29/05: 4h00

Qualifications bloc hommes
Samedi 29/05: 9h00 – 13h30

Samedi 29/05: 17h00 – 21h30

Qualifications bloc femmes
Samedi 29/05: 15h30 – 21h00

Samedi 29/05: 23h30 – 5h00

Demi-finales bloc
hommes & femmes
Dimanche 30/05: 11h00 – 13h15

Dimanche 30/05: 19h00 – 21h15

Finale bloc hommes
Dimanche 30/05: 17h00

Lundi 31/05: 1h00

Finale bloc femmes
Dimanche 30/05: 18h30

Lundi 31/05: 2h30

Live

Comme la semaine dernière, les phases finales de la Coupe du Monde de bloc de Salt Lake City seront à suivre en direct ! Voici les liens du direct.

Finales vitesse:

Demi-finales bloc:

Finales bloc:

Adam Ondra revient sur sa victoire à Salt Lake City !

Après avoir remporté la première Coupe du Monde de bloc de la saison à Meiringen, Adam Ondra a confirmé le week-end dernier en s’imposant de nouveau à Salt Lake City. Deux victoires consécutives pour le tchèque, de quoi se rassurer à quelques semaines des Jeux Olympiques.

« Je me suis senti assez nerveux lors des qualifications et des demi-finales. Le style des blocs était un peu aléatoire – si on faisait une erreur ou si on ne pensait pas immédiatement à la bonne méthode, alors on perdait du temps et on ne pouvait pas terminer le bloc », explique le grimpeur tchèque.

En finale, Adam Ondra est le seul à avoir réussi à enchaîner les quatre blocs du circuit. Il déclare avoir particulièrement apprécié l’ambiance très conviviale en isolement et le soutien incroyable des 3 000 spectateurs américains: « Je pense que ce sentiment est plutôt rare, tant pour les compétiteurs que pour les spectateurs, et nous avons tous apprécié le moment », sourit Adam

Ondra avoue lui-même avoir eu de la chance en finale. Contre toute attente, le style des blocs américains de cette étape n’était pas purement physique comme on a l’habitude de le voir aux US. Ils nécessitaient beaucoup de réflexion et de recherches dans les méthodes : « Tout au long de la compétition, les blocs étaient assez techniques, les profils n’étaient pas très déversants et plutôt que la force, de la technique ou de la coordination, il s’agissait plutôt de trouver le chemin le plus simple possible pour monter au sommet », commente Adam.

« Honnêtement, je ne m’attendais absolument pas à ce que les blocs (surtout ici aux États-Unis) soient aussi techniques et ne demandent que très peu de puissance physique, à l’exception du bloc 2 en qualification et du bloc 3 en demi-finale. La tendance des deux ou trois dernières années est évidente : les compétences techniques et de coordination ne suffisent pas, il faut aussi être très fort physiquement. Je me suis donc préparé pour les deux : j’ai fait des simulations sur des blocs techniques et de coordination et j’ai beaucoup grimpé le spray-wall en faisant des mouvements plus basiques, plus physiques, principalement sur des plats et des arquées. »

Ce week-end, les choses se corsent pour Adam: en effet, Tomoa Narasaki, son plus grand rival, signera son grand retour sur la scène internationale, après avoir fait l’impasse sur les deux premières Coupes du Monde de l’année. On a hâte de voir le duel entre le tchèque et le japonais !

Fanny Gibert nous livre ses impressions sur sa compétition à Salt Lake City

Après une contre-performance lors de l’ouverture de la saison 2021 à Meiringen, où elle terminait 35ème, Fanny avait à coeur de retrouver du plaisir lors de la deuxième manche de l’année, à Salt Lake City. Après une 9ème place en qualification, elle conservera sa position lors des demi-finales. Quelques petites erreurs dans son circuit lui coûteront une place dans le top 6.

C’est donc depuis le banc des spectateurs que Fanny Gibert a assistée aux finales de cette deuxième Coupe du Monde de la saison. Elle revient pour nous sur sa compétition, et ses projections pour la prochaine étape mondiale, qui aura lieu dès vendredi.

Je me sentais bien, j’étais en forme, dans un good mood, c’était vraiment sympa. J’étais motivée au maximum et je me suis bien fait plaisir !

Bon, c’est dommage parce que dans le bloc 1 des demi-finales, je lâche un petit run naze au début… Pareil dans le bloc 2, je fais deux petites zipettes au premier mouv et je ne valide pas la zone à vue (et c’est ça qui me coûte la finale !). Donc ça fout les boules, mais je suis quand même contente de moi: j’ai bien avancé dans les blocs durs, je tombe en haut des deux blocs que je ne fais pas et ça se joue vraiment à rien.

C’était vraiment trop cool de grimper avec le public américain derrière, enfin une vraie compète avec de l’ambiance, ça faisait longtemps et c’était le KIFFE !

Concernant les finales, je n’étais pas forcément fan des ouvertures, mais quel scénario incroyable ! Oriane a super bien géré sa compète, c’était classe ! Et que dire des américaines ! Elles nous ont vraiment vendues du rêve ! C’était incroyable ! Quand Natalia a sorti le dernier bloc, on a tous hurlé, c’était magnifique, c’était un moment dingue de vivre ça avec le public, c’était dément. Et on a tellement crié pour Mejdi aussi, c’était énorme ! Il a fait une performance incroyable et c’était trop bien d’être à fond derrière ! Ça nous faisait vivre la finale à 200% même sans y être donc c’était trop cool !

Pour le week-end prochain, je suis super positive. Des contre-performances comme à Meiringen, ça peut facilement me chambouler dans la tête. Mais ce week-end, je n’ai rien lâché et j’avais raison, parce que je me suis prouvé par A+B que j’avais largement ma place en finale. Alors, il n’y a plus qu’à grimper au max et tout peut arriver. Donc j’y crois à fond et je suis super motivée pour cette nouvelle étape qui arrive, ça va être top ! »

Rencontre avec Oriane Bertone, fraîchement médaillée d’argent à Salt Lake City !

Deux Coupes du Monde à son actif, deux finales consécutives et deux médailles d’argent autour du cou.

Nous savions que la jeune Oriane Bertone, 16 ans seulement, allait frapper un grand coup lors de son arrivée sur la scène internationale senior. Mais nous ne nous attendions pas à de telles prouesses. À travers sa grimpe et sa façon d’appréhender les compétitions, Oriane Bertone nous livre une véritable leçon d’escalade. Elle nous prouve qu’en grimpant avec le coeur, sans se mettre de pression et en se concentrant sur le plaisir de vivre le moment présent, tout est possible.

Au lendemain de sa deuxième place à Salt Lake City, Oriane nous livre ses impressions et la façon dont elle a vaincu l’ensemble de cette Coupe du Monde.

C’était une super compétition, j’avais zéro stress, juste l’envie de grimper et d’en profiter pour gagner en expérience. C’était une vague de qualifications un peu compliquée pour moi, un échauffement un peu mal géré m’a coûté l’efficacité dans les blocs un peu musclés du circuit, et presque mon entrée en demi-finale. Heureusement, je me suis remobilisée mentalement pour être en forme en demi-finale le lendemain et casser du bloc !

Et justement, la vague de demi était un peu plus dans mon style et j’ai mieux géré mon échauffement. J’étais toutefois un peu plus faible mentalement, mais bien plus prête physiquement. Suspense jusqu’à la dernière grimpeuse et passage en finale avec une 6ème place bien stressante.

Enfin une nouvelle entrée en finale, c’était que du bonus, j’avais une super envie et plein d’énergie à déployer ! À la lecture des blocs, je me rends compte que tous sont super dans mon style, c’est incroyable. J’étais motivée à l’extrême, j’avais zéro stress et j’ai fait mon circuit comme à l’entraînement. Et ça a plutôt bien fonctionné 🙂

Un stress de fin et un dernier « combat » avec Brooke pour la deuxième place, je termine super satisfaite de ma grimpe en finale, et j’ai hâte de remettre ça de nouveau la semaine prochaine ! »


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Micka Mawem revient sur sa 10ème place à Salt Lake City

Micka Mawem était le seul grimpeur français olympien à prendre part à la Coupe du Monde de Salt Lake City ce week-end. Après avoir signé la 6ème meilleure performance des qualifications vendredi,  il se retrouvait en demi-finale hier aux côté de Mejdi Schalck. Malheureusement, il ne parviendra à enchaîner aucun bloc du circuit, particulièrement exigeant. Toutefois, il est l’un des deux seuls demi-finalistes à avoir validé la zone de tous les blocs, ce qui lui valait la 10ème place du classement.

En exclusivité pour Planetgrimpe, il revient sur sa compétition:

Comme je l’ai dit dans mon post sur Instagram, « Miky is back ». Je me suis laissé aller, j’ai pris des risques, j’ai fait ce qu’il fallait pour me faire plaisir et mettre en place mon escalade. Ça a bien fonctionné en qualification et on peut dire que ça a plutôt fonctionné aussi en demi-finale, avec un petit manque de réussite sur certains blocs.

Mais le niveau est dense, comme on l’a vu sur cette compétition. C’était possible de passer en finale en validant qu’un seul bloc de la demi. Même si je n’en ai validé aucun, j’ai réussi à bien monter dans tous les blocs.

Dans le cadre de ma préparation olympique, je sors d’un gros cycle de prépa physique. Je sens que tout est ok, il me manque de l’efficacité, mais c’est normalement à partir de juin que je vais rentrer dans cette phase là. Je sens que ça vient tout doucement, et ça c’est confirmé sur cette compétition là.

Je termine donc cette compétition avec beaucoup de points positifs, même si bien sûr il y a encore des choses à régler. Mais d’ici les Jeux Olympiques, j’ai encore le temps de régler ces détails.

Mejdi a un feeling bien à lui dans les blocs. Il arrive à sortir des runs du futur et c’est dément ! Comme Oriane, il montre une régularité depuis quelques mois et il le confirme en compétition. C’est démentiel d’avoir des petits jeunes comme ça à mes côtés, ça me pousse à rien lâcher et à rester sérieux et rigoureux sur tout ! »

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